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Césarienne : comment gérer la douleur ?

Par Karima Peyronie
Césarienne : comment gérer la douleur ?

On ne va pas se mentir, la césarienne n’est pas forcément une partie de plaisir, surtout les jours qui suivent. Si la douleur est inévitable, elle peut être gérée de façon médicamenteuse, par médecine douce et avec un bon mental. La première des choses est de comprendre que ces douleurs ne durent pas ! Alors prenez votre mal en patience et suivez quelques-uns de ces conseils…

La douleur ? Une réalité !

Je me souviens avoir été très surprise par la violence des douleurs, les jours qui ont suivi ma césarienne. Je n’imaginais pas que ça puisse faire aussi mal, j’avais comme une sensation de feu au niveau de toute la partie abdominale. J’avais alors hurlé au personnel soignant : « vous vous rendez compte, on est au 21ème siècle, c’est inhumain de souffrir comme ça ! Faites quelque chose ! ». Et bien entendu, plus je m’énervais, plus je me crispais, plus la douleur était vive, rendant le cercle infernal. Bon je vous rassure tout de suite les MTB… nous ne sommes pas toutes égales face à la douleur ! Aucune étude n’arrive à expliquer les différences d’appréciations sur cette fameuse échelle de la douleur (moi je disais 15 sur 10, histoire de bien leur faire comprendre, que je n’en pouvais plus. Bon ok, je suis méditerranéenne, j’exagère toujours un peu aussi).

Certains médecins l’expliquent par le fait d’avoir un bon maintien musculaire avant la grossesse, qui limiterait les douleurs. D’autres avancent les différences dans l’intervention, selon si des nerfs ont été plus ou moins touchés… Bref, je ne saurai jamais pourquoi j’ai aussi mal réagi face à cette douleur, alors que Chris, m’a toujours dit que pour elle c’était « tolérable » et que le lendemain elle parvenait déjà à marcher. Moi, perso, j’ai mis trois semaines pour pouvoir marcher droite, sans serrer les dents.

Je ne dis pas ça pour vous faire peur, mais vraiment pour que vous sachiez, que si ça vous arrive, vous n’êtes pas seule ! Non, ce n’est pas une douleur psychosomatique. Non, vous n’êtes pas une chochotte. Oui, vous avez mal. Même peut être très mal.  Pour être quand même rassurée, n’hésitez pas à décrire vos douleurs aux infirmières, qui après, auscultation, évalueront tout de même, s’il s’agit bien du processus normal de cicatrisation, ou s’il y a des complications.

Pourquoi ça fait mal ?

Il est important de répondre à cette question, pour pouvoir déjà psychologiquement mieux tolérer la douleur. Car rien de pire que de ne pas savoir, et trop souvent, le personnel des cliniques et hôpitaux n’est absolument pas formé à la césarienne (un gros souci en France… mais ne nous étalons pas sur le sujet.)

La césarienne est une intervention chirurgicale, ne l’oublions pas, ce n’est pas bénin, même si les gens autour de vous vous diront « oh ça va, vous n’êtes pas la première dans cet état là, vous ne serez pas la dernière » (Entendu, véridique !). Est-ce qu’on dit la même chose à un accidenté qui sort du bloc opératoire ?! Grrrrr. Donc il s’agit d’une opération autour de plusieurs étapes :

  • L’incision de la peau : avec un bistouri le médecin entaille verticalement votre peau au niveau du haut du pubis. Généralement ce n’est pas la cicatrice qui est la plus douloureuse au début. Même si les soins apportés sont essentiels pour une bonne régénération des tissus. La cicatrice pourra vous tirailler et picoter dans les semaines qui suivent la césarienne.
  • L’écartement des muscles : non, le praticien ne va pas directement « couper » en deux vos muscles abdominaux, mais il va les écarter avec ses doigts. Cependant pour accéder à ce niveau, il doit inciser la membrane qui entoure les muscles (l’aponévrose). Cette paroi ne sera pas suturée ensuite, la cicatrisation se fait naturellement.
  • L’incision du péritoine : il s’agit de la membrane qui entoure les viscères. C’est cette partie qui est la plus douloureuse, car lorsque le transit va re-fonctionner, il le fera sur une zone cicatricielle. Les douleurs sont semblables à des fortes contractions au début. Les privilégiées (du genre Rachida Dati, à l’époque de ses escarpins, deux jours après sa césarienne, gloups !), ont accès à une autre méthode, la césarienne extra-péritonéale, qui consiste à contourner le péritoine, sans incision. Les douleurs post-opératoires sont considérablement réduites ainsi que les risques d’infection. Cette méthode est très peu utilisée en France (scandale !) et réservée aux cliniques archi-privées et aux honoraires pharaoniques. Demandez tout de même à votre médecin conseil sur ce point, vous gagnerez vraiment en confort.
  • L’ouverture de l’utérus : dernier coup de bistouri qui consiste à atteindre enfin le bébé. C’est l’hystérotomie. L’utérus cicatriciel sera douloureux lors des tranchées, jusqu’à ce qu’il reprenne sa taille initiale, il faut compter au minimum deux semaines.

Se lever ? Oui, à votre rythme !

Tout le personnel va vous encourager dès le lendemain à vous lever. Avec des techniques plus ou moins diplomates, c’est selon votre chance ! Oui, plus vous vous lèverez tôt plus vous récupérez vite. C’est indéniable. Vous éviterez aussi les complications, du type phlébite. Et puis vous pourrez vous occuper de votre enfant plus facilement, et optimiser votre retour à la maison. Ça c’est pour la théorie. Moi personnellement, je ne pouvais pas me lever ! J’avais le souffle coupé, je tremblais de partout et je pleurais, ce qui ne faisait qu’augmenter mes douleurs. J’étais devenue très vulnérable face aux infirmières qui me poussaient à marcher, sans prendre en compte ma souffrance. C’est alors que mon ostéopathe m’a donné le plus merveilleux des conseils :

« Prends ton temps ! Si ce n’est pas aujourd’hui, ça sera demain. Ce n’est pas grave, tu y arriveras. N’écoute personne, ta chambre est ton espace vital. Ne laisse personne t’affaiblir ».

Une révélation ! Je reprenais alors les rennes de mon esprit et de mon corps. Vous avez le droit de dire « non ! ». Vous faites ce que vous voulez, personne ne doit vous forcer. Alors de moi-même j’ai aménagé des moments de marche, quand j’avais décidé et non quand l’infirmière me l’imposait. J’attendais que ma fille dorme tranquillement, de ne plus avoir de visites, sauf celle d’une amie qui venait en fin de journée, me faire des tours de couloirs, tranquillement, à mon rythme ! Et je ne suis pas morte parce que je ne me suis pas levée le lendemain de ma césarienne, il faut arrêter de culpabiliser !

Mon conseil : si vous ne parvenez pas à vous lever pour assister aux soins de votre bébé, ou pour aller dans la salle de bain ou aux toilettes, n’hésitez pas à demander un fauteuil roulant. Personne ne vous le proposera et pourtant, je trouve ça évident !

La solution médicamenteuse

Je me souviens avoir supplié l’infirmière de me soulager ma douleur, qui me tétanisait. Et alors quand je l’ai vu revenir avec la petite pilule rose de spasfon, j’ai cru que j’allais l’étrangler. « Quoi ?! Mais il ne s’agit pas de douleurs de règles là madame ! Je vous dis qu’on m’a coupée le ventre en deux et que j’ai les entrailles en feu, donnez-moi de la morphine, de l’opium, je ne sais pas ce que vous voulez mais pas ce ridicule spasfon ! ». Bon avec le recul, la pauvre petite dame, n’y était pour rien, et elle ne suivait que le protocole, je n’aurai pas dû m’en prendre à elle. Mais là encore, le vrai problème en France reste : l’information !

Si on m’avait expliquée les choses avant, pendant et après, j’aurai compris le processus et pris mon mal en patience. Alors pour que vous sachiez chères M2b, et ainsi éviter les crises d’hystéries, j’ai demandé au Dr. Joelle Bensimhon, gynécologue qui a participé à l’ouvrage « Mon bébé, mon utérus et Moi » de Kaz Cooke aux Edtions Leduc.s. de m’éclairer sur la question :

  • Au sortir de l’opération, vous n’aurez pas mal du tout. Normal, c’est encore les effets de l’anesthésie locale qui se prolongent jusqu’à 24 h (je ne le savais pas, et quand je me suis réveillée, j’ai vraiment cru que je n’allais pas souffrir puisque je n’avais pas mal, pfff). Vous aurez une perfusion (qui ne contient pas d’antidouleur mais dirigée pour l’hydratation) et une sonde urinaire posée pendant l’intervention et retirée au maximum dès le lendemain pour éviter les infections (sauf contre-indications : sang dans les urines…).
  • Dès le lendemain, les douleurs les plus vives se feront sentir, car le transit reprendra ses fonctions, après avoir été endormi lors de l’opération. La reprise est caractérisée par des spasmes et des gaz. C’est alors à ce moment-là que le spasfon peut limiter les douleurs. On pourra aussi vous prescrire des antalgiques du type paracétamol pour diminuer les douleurs du ventre et du dos. La zone lombaire peut être très sensible car c’est là où a été pratiquée la rachianesthésie (voire en plus la péridurale s’il y a eu un travail avant) en bas de la colonne vertébrale. Cette douleur peut durer jusqu’à plusieurs semaines si vous ne la traitez pas, par des méthodes douces (cf. plus bas).
  • Éventuellement, si vous n’allaitez pas, on peut vous prescrire des morphiniques (qui contiennent de la morphine). Très appréciable, si vous devez vous remettre rapidement sur pieds (les aînées à gérer, seule à la maternité…). Si vous avez des nausées dues à ces médicaments, alors demandez des antiémétiques pour mieux les supporter. Attention : les morphiniques peuvent entraîner des constipations… ce qui peut être très douloureux après une césarienne.
  • La cicatrice : généralement comme la zone est encore endolorie, elle ne fera pas mal tout de suite. Chaque jour, une infirmière vous fera un nouveau pansement et vérifiera l’état des sutures. Vous n’aurez rien à faire à ce niveau-là, au début.

 L’idée bien entendu n’est pas de se shooter aux médicaments pour diminuer la douleur. Mais les premiers jours, si vraiment vous ne pouvez pas faire autrement, alors n’hésitez pas à demander ce genre de traitements. Il en va aussi de votre santé mentale, et de votre disponibilité à vous occuper dans les meilleures conditions de votre enfant.

L’intérêt des méthodes douces dans le traitement de la douleur

Vous le savez (voir article Comment soulager son dos pendant la grossesse), j’ai eu la chance d’avoir été traitée par un ostéopathe pendant et après ma grossesse et je suis convaincue des bienfaits de cette pratique (et pourtant c’est une sceptique qui vous parle !). Pour la césarienne, l’ostéopathie peut traiter tout le spectre des douleurs.

« Dès les premières heures après l’accouchement, l’ostéopathe peut intervenir pour aider la jeune maman dans son processus de rétablissement », prévient Dominique Blanc (Président de l’UFOF- Union Fédérale des Ostéopathe de France www.osteofrance.com ). « Déjà sur le traitement de la douleur au niveau du point d’injection dans le dos. Car il s’agit de piqures qui traversent quand même les méninges. »

Puis 48 heures après, votre ostéopathe peut vous rendre visite à la clinique pour une consultation plus globale :

Les techniques très douces sont axées autour de la cicatrice et du bassin. D’abord sur le travail tissulaire et ainsi limiter les adhérences (les filaments de tissus conjonctifs qui rend la cicatrice plus douloureuse et moins souple). On équilibre également la colonne vertébrale et le bassin pour limiter les zones de tension et faciliter la mise en place de tous les organes.

Ce travail préventif, puis en profondeur, va aider le corps à mieux récupérer l’évènement traumatisant pour les tissus et les organes, qu’est la césarienne.

Puis dans les jours, voire les semaines qui suivent l’intervention, l’approche est encore plus globale :

L’ostéopathie prend en compte tout le corps, rien n’est dissocié. Ainsi pour agir sur la décongestion viscérale qui peut être facteur de troubles aux intestins et de douleurs de l’utérus, on manipule aussi bien le crâne, que la colonne vertébrale et les membres inférieurs. On n’oublie pas l’importance du sacrum, qui lorsqu’il « gelé » signifie qu’il est bloqué émotionnellement, et ne permet pas une bonne récupération en douceur.

Quelques exercices à faire dès la maternité

Dès votre séjour à la maternité vous pouvez agir en douceur sur les zones de douleur. D’après John Andreu, ostéopathe*, la base de tout est:

La respiration pour ouvrir le diaphragme et toute la région abdominale. Il suffit alors de prendre une profonde respiration par le ventre pendant 5 secondes, puis vous bloquez pendant 10 secondes, pour ensuite souffler doucement sur 10 secondes. Déjà vous vous sentirez mieux et évacuerez les zones de tensions.”

Selon notre expert, un autre exercice tout aussi simple agit en profondeur en étirant la colonne vertébrale et en décrispant le bassin :

Assise sur votre lit, mains sous les genoux, il vous suffit de rapprocher votre menton vers votre poitrine en faisant le dos rond. Puis lentement tournez votre menton vers chaque épaule.

Le petit conseil qui change tout : ne sollicitez jamais vos abdominaux pour vous relever les premiers temps, vous aurez trop mal ! Roulez d’abord sur un côté, levez votre buste de côté dans un premier temps. Une fois que vous vous retrouvez en position assise au bord du lit, alors baissez d’abord votre buste vers vos genoux, soulevez vos fesses pour les décoller du lit, et ensuite redressez-vous comme vous pouvez, pour être verticale. N’oubliez pas de mettre une chaise ou un appui à côté de vous pour vous aider à déambuler.

Attention ! Videz aussi régulièrement que possible votre vessie, car pleine, elle tire sur les tissus, entrainant des douleurs.

* praticien de l’ostéopathie active (17 rue de la Trémoille 75008 Paris, Tél. : 01 77 19 09 39) et www.osteopathe-andreu.fr

L’alimentation, pour avoir moins mal !

Selon M. Andreu, il est tout à fait possible d’adopter un régime alimentaire anti-douleur pour vous apaiser. Le premier jour, l’établissement vous imposera automatiquement un bouillon ou un plat très léger pour les intestins sensibles après l’opération. Passés ces 24h, à vous de prendre les choses en main. Voici les conseils de notre expert :

  • Hydratez-vous efficacement pour diluer le système sanguin, ce qui provoque moins de contractions musculaires et élimine les toxines
  • Évitez toutes les céréales et sucres lents, qui ralentissent le transit
  • Soyez vigilante à maintenir un bon équilibre acido-basique en évitant certaines associations alimentaires comme les céréales et les protéines. Par exemple : riz + poisson = mauvais. Quand on acidifie l’organisme (rien à voir avec le gout acide des aliments), les muscles se contractent et on développe une cristallisation au niveau des articulations (responsable de l’arthrose). Après une césarienne, vous voulez que vos muscles soient détendus pour mieux cicatriser !

Bon  j’espère ne pas vous avoir fait trop peur avec toutes ces histoires. Encore une fois n’oubliez pas que la douleur est une question purement personnelle et que chaque cas est différent, (tout comme l’est votre accouchement). Et puis le meilleur remède antidouleur reste quand même de tenir dans ses bras son petit être, le regarder tendrement et se dire : que ça vaut le coup de souffrir pour goûter à ce bonheur ! Vous êtes d’accord ?

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14 Commentaires

  1. Merci pour cet article complet et très réaliste, qui évoque vraiment les douleurs d’une césarienne tant psychologiques que physiques. Venant de passer par un accouchement par voie basse très difficile, les prochains seront nécessairement réalisés par césarienne et j’apprécie de pouvoir m’y préparer avec un article détaillé et plein d’expériences dans lequel je retrouve le sentiment d’incompréhension des équipes médicales que j’ai moi même vécu. merci !

    estelle
  2. Merci pour cet article realiste dans lequel je me suis parfaitement retrouvée.
    Je m’apprête à donner la vie une seconde fois d’ici qq jours à ce stade l’équipe me laisserait démarrer par voie basses si les conditions st réunies ms n’insistera pas si le col ne s’ouvre pas pr éviter les déchirures intra uterines sur utérus cicatriciel. Et oui voir son bb ns aide à surmonter

    Lucie
  3. L’essentiel est:
    1) d’être informée AVANT d’être césarisee
    2) de se respecter et se faire respecter après.
    Marre des soignants brutaux, tant psychologiquement que physiquement !
    Et puis, se dire que plus on se repose, mieux on s’en remets (et c’est long mais c’est normal)
    Je rajouterai qu’il ne faut pas hésiter à consulter un dermatologue esthétique rapidement pour acquérir les bons gestes et faire les bons soins pour une belle cicatrice.

    Gabrielle
  4. Je me suis parfaitement retrouvée dans cet article. Je suis à J5 post césarienne et vraiment la gestion de la douleur n’a pas été facile. Le personnel prend un effet un certain “standard” de douleur dans lequel je ne rentrais pas et me l’ont fait comprendre, plus ou moins “diplomatiquement” pour reprendre le terme.. J’ai encore de fortes douleurs si je me lève trop ou trop longtemps et les tiraillements sont parfois insupportables, les mouvements latéraux difficiles et le port de charge (même mon bébé) relativement compliqué.. Le doliprane n’est pas très efficace mais en allaitant, je n’ai pas vraiment d’autre choix.. Merci pour cet article qui me fait relativiser la douleur que je ressens et qui me laisse en effet penser que “ouf, je ne suis pas la seule, et je ne suis pas anormale”.

    Lina
  5. Je viens de vivre l’experience la plus douloureuse de mon existence. Ca fait deja 14 jrs que j’ai eu ma cesarienne et je suis allitee a longueur de journee. Votre article m’aide beaucoup à avoir les bons gestes pouvant m’aider a recuperer. Malheureusement je ne peux avoir ma fille avec moi me rassurant que cela en valait la peine. Elle n’a vecu que 3 jours et sucombe apres une operation, elle souffrait d’arthresie oesophagienne. Je vs souhaite a ttes les mamans et futures mamans du courage. Ayez tjrs l’avis d’un second medecin lors de votre grossesse.

    shelda
  6. Merci bcp

    Line
  7. J’ai eu 3 césariennes…
    La première parce que ma fille se présentait par le siège; on m’a mise sous pompe à morphine.
    La deuxième parce que trop rapprochée de la première : morphine aussi, mais à heures fixes.
    La troisième, parce que jamais deux sans trois 😉 et là… doliprane, comme pour un vulgaire mal de tête… 3 fois par jour, peu importe la douleur (on a quand même le ventre et l’utérus ouverts^^)
    Je veux profiter de ce post pour préciser que oui une césarienne est douloureuse, terriblement douloureuse même… Heureusement que le bonheur de donner la Vie est là pour contre-balancer la souffrance^^

    Corinne
  8. Je viens de lire votre intervention…
    Évidemment, je ne puis rien vous dire qui puisse apaiser votre douleur… :'(
    Je suis sincèrement désolée de ce que vous traversez, et vous exprime toute ma sympathie pour cette terrible épreuve…
    Amicalement,

    Corinne
  9. Merci pour votre article qui est finalement rassurant sur la normalité de certaines douleurs mais aussi pour les pistes post opératoires.

    Sj
  10. Merci pour cet article tellement réaliste. Je suis encore sous le choc de la césarienne d’urgence pour mon premier. J’attends bébé 2 et ce sera une césarienne programmée, car bassin étroit et utérus cicatriciel. Même après plus d’un an cela reste pour moi un évènement douloureux. Et à l annonce de cette seconde césarienne, je ne peux m’empêcher des flashbacks. Votre article m’a aidé à me sentir moins seule et surtout à mieux appréhender l’après.

    Maude
  11. Merci Beaucoup pour cet article que mon mari ma transféré pendant mon séjour en maternité
    Et pourtant je suis sage femme!
    je n’aurais jamais pensé moi non plus vivre de telles douleurs après une césarienne
    Et en effet rien de psychosomatique puisque j’étais presque à l’initiative de cette césarienne programmee (premier bb, siège et poids estimé en haut des courbes )
    Me retrouvant “de l’autre côté de la barrière” j’ai été moi aussi très étonnée du manque de prise en compte de la douleur par certaines sages femmes ou puéricultrices notamment la nuit quand il m’était à peine possible de tenir debout pour changer mon bébé
    Étant du métier je n’ai presque pas utilisé la sonnette du séjour, je n’osais pas alors que ma mère était horrifiée de me voir dans un tel état.
    Il n’y a qu’en fin de séjour quand j’ai enchaîné plusieurs épisodes de fièvre que j’ai senti qu’un regain d’intérêt médical emmergeait
    Heureusement il y a eu dans le lot une sage femme qui a essayé de me soulager un peu de sa propre initiative (bouillotte, serrage de bassin, bandage du ventre etc…) est restée discuter avec moi de son accouchement qui avait été très douloureux également.
    Une puéricultrice également qui m avouait que le nouveau protocole de réhabilitation précoce mis en place actuellement dans pas mal d’hôpitaux publiques en France était peut être un peu “raide”.
    Pour ma part j’ai été déperfusée et desondée 2heures après la césarienne , antidouleurs uniquement en comprimés.
    On m’a fait lever 6 heures après pour uriner (au début mission/miction impossible

    Cha
  12. Merci pour votre article. J’habite au Québec et ici c’est 48h à l’hôpital pour une césarienne planifiée… un peu raide. J’en suis à J+3 et seuls les narcotiques en cachet font effet (ils auraient apparemment touché un nerf, ouille). Le Tylenol (l’équivalent du Doliprane) a pour mission de contourner l’effet placebo selon moi (comme si on pouvait faire semblant d’avoir mal après une telle opération…).
    Bref, ça me rassure de lire que c’est temporaire…
    Merci !

    Aude
  13. Un grand merci pour ton article.
    J’ai accoucher par Cesarienne le 07/09.
    J’appréhendais vraiment la douleur pendant l’hôpération, finalement on ne sent rien grâce à la Rachis.. ( inquiété, car en 2014 pour mon fils on m’avait dit : “Vous ne sentirez rien avec la Péridurale..” Mais malheureusement pour moi Elle n’a pas fonctionner.. du coup une peur bleu qu’elle ne fonctionne pas de nouveau.
    Et c’est des le lendemain que j’ai compris ce qu’était une cesarienne… Oh La La j’ai pleurer de douleur, je ne m’attendais pas du tout à Sa… sa fait deja 5 jours que je suis à l’hôpital, j’ai demander une sortie car ici je suis triste et je ne fais rien de plus… je reste assise, car dehors il fait froid donc pas d’intérêt de me déplacer.. la douleur à la cicatrice est présente.. mon dos me fait tres mal également.. mes jambes me tire ( puis tout les matins j’ai une piqûre pour les flébites) Sa aussi c’est pas cool!
    Sans compter les monter de lait vu que je n’allaite pas.. AFFREUX!!!
    Les médicaments qu’ils me donnent ne font meme pas effet !

    Sarah
  14. Bonjour, je cherchais un article qui parle des douleurs post op cesa car j’en suis à ma seconde mais rien à voir avec la première.
    Ma fille est née début 2018 en cesa pour stagnation après 61 heures de douleurs et d’epuisement, et mon fils vient de naître il y a 10 jours par cesa car procidence du cordon donc extrême urgence (après quand même 30 heures de boulot!).
    Bien sûr j’ai psychologiquement très mal vécu ma première cesa car j’ai beaucoup culpabilisé, là je ne la vis pas du tout de la même manière en revanche, je souffre tellement…
    J’ai essayé par tous les moyens d’allaiter bébé mais pas une bonne prise au sein donc monsieur s’enervant Il a fallu le complémenter, mais malgré ça les sages femmes ont accepté de me laisser les anti-inflammatoires en alternance avec le doliprane pendant 5 jours après la cesa. Montée de lait très tardive (la cesa fait souvent cela) du coup bébé étant en mixte c’est sûrement pour cela qu’on m’a dit ok, mais pour le reste…levée le lendemain, tranchée qui donnent envie de vomir tellement elles font mal, douleurs sur les côtés et j’en parle même pas pour le transit enfin….11 jours à cettte heure que je souffre au point de me demander s’ils n’ont pas mal fait quelque chose dans l’urgence 🤷‍♀️ Tout cela pour dire que chaque césa est différente et que non, ce n’est absolument pas banal et qu’il serait temps que les sages femmes se forment à la prise en charge des cesarisées, ou alors comme le commentaire plus haut, qu’elles la vivent 😜

    Ness

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