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Les astuces pour cacher sa grossesse, verre de vin dans la main

Par Christel
Les astuces pour cacher sa grossesse, verre de vin dans la main

La 1ère chose qui vous trahit en général lorsque vous êtes enceinte, c’est votre « non, merci » au généreux verre de champagne pour fêter votre anniversaire, le verre de rosé pour fêter le début des vacances, le vin d’honneur lors du mariage de vos potes… Dire non à un verre lors d’un banal restaurant et prétexter le mal de crâne, cela passe. Mais que faire lors de grandes occasions sans se faire démasquer et passer pour une rabat-joie ?

Durant les 3ers mois de grossesse, j’ai vraiment usé de toutes les cartes possibles dans toutes les situations envisageables.

Le mariage d’amis

10h dans la chambre de la mariée. La 1ère coupe de champagne m’est offerte. Heureusement pour moi, on avait pris du retard dans le timing entre la mariée et la témoin que je maquillais. Je devais alors urgemment me maquiller avant que les autres filles n’arrivent. Et hop, je file dans la salle de bains et  une coupette de Moet qui passe au lavabo!

12h les copines arrivent. Cette fois, mon ennemi, c’est Veuve Cliquot.  Une autre excuse toute trouvée : les musiciens m’attendent pour la répétition de ma chanson, je pars donc avec ma coupe de champagne en plastique et hop, in the bin !

13h30 la coupe de bienvenue. J’explique gentiment aux potes que je me suis déjà enfilée 2 coupes donc on va y aller mollo là.

15h le cocktail. Une coupe de Roderer. Euh, chanter, ça m’a foutu le stress et une pause pipi s’impose. Ma coupe m’accompagne jusqu’aux toilettes et finit au lavabo. Yeah, j’ai rempli mon quota pour l’après-midi.

19h retouche maquillage dans la chambre de la mariée, qui repropose une coupe. Quelle excuse vais-je trouver ??? Ayant une petite faim, elle se rabat par miracle sur du Coca Light et nous tend la bouteille. Ah la bonne idée.

 20h début du repas et défilé des vins blancs, rouges et du remplissage incessant. Je trempe les lèvres, fais mine d’avaler et surtout marque bien les bords du verre avec mon rouge à lèvres. « Vous avez bien vu? je BOIS » (même si à priori, je suis la seule à faire cette fixette). Là, je me vois mal partir aux toilettes avec mon verre, ni le renverser sur la table car il sera immédiatement remplacé par un autre. Je compte sur la coopération discrète de mon chéri sur ma gauche pour un échange ni vu ni connu de verre. Et ça marche.

23h open bar. Un verre vodka cranberries ou un jus de cranberries, la nuit, on ne voit pas la différence. Me voilà enfin libre. Pas une remarque faite par mes copines, j’ai remporté l’épreuve avec brio.

Le week-end familial et festif

Je dis bien festif, car familial sous-entend déjà que tu es sous observation (« Oh tu as changé de coupe de cheveux ? »  » C’est un nouveau sac ? »), mais alors festif, qu’il y aura de l’alcool dans l’air. Apéro au champagne, pas la moindre trace d’alternative. Ok, va pour une petite coupe. Petite, j’ai dit.

Je regarde avec aberration le débit d’alcool de mes chers proches au moment de l’apéro. Jusqu’ici j’étais toujours plus soucieuse de m’assurer un approvisionnement suffisant en appetizers. Mais là, mes yeux ne lâchent pas les coupes de mes voisin(e)s de table basse. Voilà que devant moi, se profile une excuse en or : la petite coupelle de moutarde pour accompagner les saucisses Herta s’est vidée aussi rapidement que les coupes de champ’. Je me propose gentiment de la remplir à la cuisine, accompagnée évidemment de ma coupe qui finit dans l’évier. Yes ! Je laisse quand même un fond pour pas qu’on pense que je suis lavée les dents avec.  «Ben, tu finis pas ton champagne ? » me dit ma mère. Euh non, j’en ai plus envie.

Arrive le repas du soir et un Saint Emilion. On ne m’a pas demandé mon avis, il est déjà servi avant que je ne m’assoie. Comment puis-je en vouloir à mon père ? En temps normal, je serais tellement ravie de savourer mon repas avec un verre de rouge ! Je profite d’une absence de mon père parti chercher la viande et de son verre vide pour faire un échange ni vu ni connu de verres. Me voilà de nouveau vierge de vin…pour une courte durée. Horreur, on m’a resservie ! Je réagis violemment « Qui m’a resservie du rouge??? c’est toi Greg ?» . Mon frère fait non de la tête.  « C’est toi, Papa ? » « Ben oui, c’est moi ». Il me regarde étonné par cette question et surtout mon ton inquisiteur. Allez, on se calme sinon on va se faire prendre.  Le repas se termine, mon 2ème verre reste tel qu’il est sur la table. Ma mère me refait la même remarque, mais bon, c’est un peu comme si je n’avais pas fini mon assiette. Cette fois, je ne dis rien.

Le repas dominical d’anniversaire

Précisons qu’il a lieu le lendemain du mariage des potes. L’apéro débute avec du champagne exclusivement.  « Vous ne m’en voudrez pas, mais je vais prendre un verre de jus d’orange.  On s’est couché tard et j’ai rien avalé du matin. Vous me connaissez: un verre et je finis par terre. »  Oui, ils me connaissent aussi pour ça et comprennent. Prise de pitié, ma mère me tend chaque 10 secondes un toast pour que je ne tombe pas en hypoglycémie. Le repas arrive. Par chance, ma mère est plus concentrée sur mon assiette que mon verre. Je le remplis d’eau et ai la paix pendant tout le repas. Sauvée !

Le voyage presse

S’il y a bien une personne à qui je ne souhaitais pas divulguer ma grossesse, c’est bien une journaliste ou une bloggeuse.  Pire qu’une mère ou qu’une copine, t’es sûre du buzz. Et tu peux même aboutir au scénario suivant : ta mère risque de l’apprendre par ton homologue.

Et voilà qu’on nous reçoit le 1er soir au champagne uniquement. Je cultive mon côté sage et petite femme « fragile qui est encore toute sonnée de son soin », et demande ouvertement un jus de tomate. Le repas suivant et son plateau de fruits de mer (« ah bah non j’aime pas » = gros mensonge de rabat-joie), je me fais servir du blanc.  Je trempe les lèvres à plusieurs reprises et surtout vérifie de bien tenir en haleine ma voisine de table. Arrive la fin du repas et le verdict : « Mais tu n’as rien bu ! ». « Oh, tu sais, j’ai pas besoin de cela pour bien dormir ce soir ». Argument implacable.

Est-ce parce que j’ai soufflé à la directrice des soins que j’étais enceinte que le lendemain soir du champagne sans alcool était servi ? Je ne le saurai jamais, mais entre nous, cette coupe de jus de fruits pétillante a été d’un réconfort incroyable. Sauf que, toutes ces boissons soit-disant sans alcool, contiennent toutes un faible % d’alcool !

Et vous, comment avez-vous fait pour cacher votre grossesse auprès de votre entourage?

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3 Commentaires

  1. La vraie question c’est “pourquoi diable cacher sa grossesse à ses parents !!!” c’est fou !!!!

    Enfin je sais pas, mais même dans le pire des cas, je préfère appeler 15 personnes pour leur dire que j’ai fait une fausse couche et qu’on pleure tous ensemble en entendant tout ce qu’ils ont à me dire sur le fait que la prochaine sera la bonne que de vivre ça toute seule dans mon coin parce que j’aurais soigneusement caché ma grossesse… bref …

    Fanny
  2. @Fanny : bienvenue ici et merci de ton 1er commentaire…le tout 1er du site 🙂 Il n’y a pas de vraie ni de fausse question, ni de pour ou contre vouloir cacher ou partager sa grossesse. La décision appartient à chacune et chacun (n’oublions pas nos chers hommes) de vouloir faire l’annonce et partager son évolution tôt ou plus tardivement avec ses proches. C’est vrai que l’esprit de Mum-to-be Party réside dans le partage, mais aussi l’intimité et l’importance de se faire du bien. Et parfois, pour certaines personnes, ce bien-être passe par une phase plus “secrète” 🙂

    Chris
  3. J’ai été le premier commentaire ! Ben dis donc je suis fière ! et je suis même pas (encore) maman

    Fanny

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