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L’arrivée du 2ème enfant (la suite)

Par Isabelle Duvert
L’arrivée du 2ème enfant (la suite)

Ça y est : votre petit deuxième est lové contre vous. Ça y est : vous me croyez, moi et toutes les multis qui ont tenté de vous convaincre pendant des mois (pour plus de compréhension, rendez-vous à la première partie de ce thème : l’attente d’un deuxième enfant) : vous l’aimez autant que votre aîné. Eh oui, je vous l’avais dit.
Comment gérer cette nouvelle situation ? Comment retrouver un équilibre, à quatre cette fois. Comment limiter – car annuler, c’est impossible – la jalousie de votre premier enfant ? D’ailleurs comment peut-il vous exprimer son ressenti à lui ? C’est ce que nous allons voir dans ce nouvel opus.

Le départ pour la maternité

Évidemment, durant les semaines précédant l’accouchement, vous avez pris soin d’expliquer, par des mots simples et surtout concrets ce qui allait se passer. Un jour, sans prévenir, maman va avoir mal au ventre, assez fort d’ailleurs (hum), cela sera le signe que le bébé veut sortir ! Qu’il est prêt à rencontrer sa famille pour de vrai. Alors, maman devra partir à la maternité (oubliez le mot « hôpital » qu’il connait déjà peut-être pour de mauvaises raisons) pour que des docteurs – gentils – l’aident à accoucher.

Quelques lectures pour votre ainé autour de ce thème :

  • Tchoupi, Maman attend un bébé éditions Nathan
  • Et après, il y aura, Jeanne Ashbé éditions Pastel

Expliquez surtout ce qu’il va se passer pour lui : prise en charge par des amis, de la famille ? Dites-lui tout. Qui viendra le chercher ? Quand pourra-t-il retrouver son papa et sa maman ? Ici, pour mon départ en plein samedi après-midi, suite à une sieste réparatrice mais… humide… nous avons appelé nos voisins et amis qui ont pris notre puce quelques heures en attendant l’arrivée de mes parents, venant de la banlieue parisienne. Puis, c’est eux qui ont accueilli notre aînée pendant 2 jours. Nous avions fait le choix de la laisser « peu de temps », même si elle était très habituée, son père l’a récupéré dès le dimanche soir, une fois la rencontre avec son frère et les retrouvailles avec moi effectuées. Nous ne voulions pas trop la déstabiliser dans son quotidien. Pendant les quelques jours de clinique, elle avait son rythme classique : nounou en journée, récupération par papa (au lieu de maman) le soir.

La première rencontre

Ce moment croyez-moi vous allez le rêver, vous allez l’attendre, vous allez trépigner, vous aller l’imaginer, merveilleux, touchant, inoubliable. Oui, voilà, il sera inoubliable. Par contre, un peu comme je le recommande pour l’accouchement en lui même (à ne pas idéaliser sous peine d’être un tantinet déçue), je dirais qu’il ne faut pas imaginer que son aîné réagira de la manière dont on l’espère…

Pour ma part, j’attendais avec impatience l’arrivée de mes parents ce dimanche en début d’après-midi, qui venaient, donc, avec notre fille de 2 ans et demi. Celle qui n’en pouvait plus d’attendre son “pitit frère“. Elle me manquait déjà, j’avais hâte de l’embrasser et de lui présenter le bébé, bien au chaud dans son bac en plastique. Eh bah je n’ai pas été déçue ! Déjà, je l’ai entendu du bout du couloir : hurlant “ze vais voir mon pitit frère” à qui ne voulait pas l’entendre (hum), puis en entrant dans la chambre, elle a foncé direct sur le berceau, m’ignorant COMPLÈTEMENT et en criant : “il est iou mon pitit frère“, “ahhhhhhh le voila !!!“. Puis, elle est restée à le contempler, elle lui a remis le manche de sa gigoteuse et a finalement daigné me regarder… pour me dire qu’elle avait apporté un cadeau… pour… vous devinez hein… son pitit frère. Voilà voilà. De rien ma chérie.

En vrai j’étais heureuse. Et vous le serez aussi. Vos deux bébés réunis pour la première fois, votre homme à vos côtés. Vous êtes incontestablement, désormais, une famille.

Le cadeau pour le bébé

Alors, faut-il demander aux amis et à la famille d’apporter aussi un cadeau de “naissance” à l’ainé ? Je n’en suis pas convaincue mais c’est vrai qu’un petit cahier de gommettes, un playmobil tout simple pour marquer le coup, l’enfant est heureux. Il partage la joie de la fête avec tout le monde, mais à mon sens cela ne doit pas être systématique. A penser en tout cas, en amont avec votre chéri.

Par contre, l’idée que l’aîné apporte un petit cadeau DE SON CHOIX à son petit frère et ou à sa petite soeur, est fort sympathique. Il se sentira grand de choisir un petit jouet ou un doudou ou juste un dessin (!!), en tout cas, ainsi, de participer et de souhaiter, lui aussi, la bienvenue à ce petit … machin. Et inversement : l’ainé sera touché de recevoir un petit cadeau de son frère ou de sa soeur, en guise de “coucou, merci de m’accueillir…et de me faire une p’tite place!

C’est quoi ce machin qui pleure ? On m’aurait menti ?

Pour les plus grands, vous n’y couperez pas… quelques heures, semaines après, votre ainé en aura ras le bol des pleurs de ce truc qui ne bouge pas et qui ne fait que manger et faire des cacas gluants. Lui qui pensait avoir un copain pour jouer c’est rapé, j’en reviens donc à mes conseils du 1er article : expliquez bien à votre enfant ce qu’est vraiment un bébé.

Rappelez-lui qu’il va grandir, certes vite pour vous, mais de sa fenêtre à lui, non en fait. Bientôt il attrapera avec ses mains… Et là, l’aîné va découvrir la joie de se faire piquer ses jouets et de les voir humidifiés par la bave du bébé en moins de 2 secondes

Le bébé débarque à la maison

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir de l’espace chez soi, il faut donc parfois s’organiser et … partager. L’ainé doit faire de la place pour accueillir le bébé. Gloups. Déjà qu’il va piquer toute l’attention des parents… ils me piquent mon lit et la moitié de ma chambre. Garder bien cette image en tête. Votre enfant peut en souffrir. Là encore, il faut bien expliquer mais inévitablement, il sera à un moment ou un autre jaloux, mécontent, triste. Il faudra se rappeler que tout ceci n’est pas facile, tout en ne tombant pas dans l’extrême inverse et le plaindre. C’est la vie, tout ceci est tout de même positif, c’est un évènement heureux que d’agrandir sa famille.

Soyez sincère, dites-lui que vous comprenez et demandez lui de vous faire confiance : si, il trouvera bientôt et régulièrement dans ce petit être un compagnon de jeux et surtout un être sur qui compter toute sa vie.

Pourquoi ne pas offrir à votre grand(e) un meuble, un élément de décoration pour sa partie pour l’aider à passer la pilule ?

Limiter la jalousie

Je pense avoir été assez claire (qui a dit lourde ?) sur le sujet. Impossible d’éviter la jalousie et … tant mieux. Il faut qu’elle s’exprime, d’une manière ou d’une autre.

Pour certains cela sera un comportement très difficile, voire violent, pour d’autres, la régression sera au menu : pipi dans la culotte, difficulté de séparation, d’endormissement…

De mon côté, j’ai vraiment tenté de tout rendre simple pour ma fille aînée  Je pensais même avoir réussi. Les 3 premiers mois se sont passés à merveille. Aucune marque de jalousie. C’était l’été, nous avions passé quelques jours chez mes parents dans le Sud de la France, la petite était chouchoutée, je prenais soin de ne jamais la laisser penser que je m’occupais plus de son frère, je lui rappelais mon amour pour elle, bref : la totale.

Sauf qu’à la rentrée – merci l’école – ce fut la catastrophe : pleurs, cris, des colères dans la rue, je n’avais jamais vu ça ! Puis, elle a commencé à taper son frère. Nous avons donc consulté rapidement une pédopsychiatre fabuleuse, qui nous (m’) a rassuré : on a beau tout faire, on y échappe pas ! A la jalousie. Elle a fait dessiné à ma fille, alors âgée de tout juste 3 ans sa maison et sa famille. Résultat ? Son père, son frère et moi dans un carré (la maison) et elle, à l’extérieur. On a su ensuite qu’elle a raconté au Docteur que “papa et maman avait fait un autre enfant, car on ne l’aimait pas“. Fantastique n’est-ce pas ! Je ne vous décris pas ma réaction sur le coup ? Vous devinez. J’étais effondrée. Mais en 5 séances, tout était rentré dans l’ordre. Ma Choupie a redessiné la famille. Cette fois, elle était DANS le carré et surtout elle était dessinée en énorme et son frère en tout petit :o)

Tout ça pour vous dire (que je suis bavarde), qu’il ne faut pas hésiter à se faire aider d’une tierce personne, innocente, à qui pourra se confier votre enfant.

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2 Commentaires

  1. Hihi !! bah en fait ici ça ne s’est pas trop mal passé au final, Little J. a eu 3 mois hier. Il adore sa petite soeur et avec nous il nous en a un peu fait baver, genre levé nocturne entre les tétéées (bien sur), pas oui pas de raison qu’il ne participe pas hein!!
    Mais après sur le comportement.. la part au terrible two – la part à la jalousie, difficile de dire.
    Pareil on a essayé de perturber le moins possible son quotidien et la petite soeur lui a apporté un joli cadeau (qui était en neonat pendant 9 jours, du coup je suis rentrée sans elle et c’est lui qui l’a réclamée!!!).

    Joëlle

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