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Voyager avec bébé en avion

Par alexandra
Voyager avec bébé en avion

Sentez-vous comme moi le vent des alizés qui vous titille? C’est que nous sommes déjà en vue de l’été, et le tant attendu repos estival se rapproche à grand pas. Préparez-vous déjà vos vacances? Gélules solaires, crèmes amincissantes, achat de Terracotta et lectures avides des pages des magazines, vantant les dernières tendances mode et beauté, vous voilà bien prévoyantes. Pour autant, serez-vous prêtes le jour J? Êtes-vous sûre de ne rien avoir oublié? Car avant d’être en vacances, il vous faudra gérer parfois un long voyage en avion, possiblement éprouvant pour vos nerfs, votre couple et vos petits, dont les répercussions pourront vous ternir l’éclat de ces jours tant attendus. Alors, an-ti-ci-pez!

Une préparation psychologique intense

Prenons un cas extrême : le mien! Douze heures de vol avec l’Homme, Poupette, Choupette et Poussin. Qui ont respectivement l’un, la bonne trentaine supposée mature et posée, les autres quinze mois, quatre ans et six ans, ce qui foncièrement les rendra quelque peu réticents à participer à l’effort de guerre (Rejoindre les plages de Petit Bout de Paradis, loin là-bas). Une gageure? Pas forcément, si on se prépare psychologiquement. A savoir partir du principe qu’on ne lira pas, qu’on ne dormira pas, qu’on aura soif, faim et envie de faire pipi… Que l’on affrontera des regards chargés de haine et encaissera des piques acerbes sur nos rejetons forcément mal-élevés. Qu’il faudra oublier son amour propre lorsque l’Homme nous fera manger à la petite cuillère, sous les yeux médusés des passagers, seul moyen de se sustenter avec Poupette enfin assoupie dans les bras. Ainsi les envies de meurtre s’éloigneront. Si exception il y a, elle sera justement appréciée. Parole de vétérane. Qui s’est ainsi rapprochée du Nirvana…

Etape 1 : Préparation des bagages… et des enfants…

Avant le départ, on leur coupe les ongles ! Car oui, un enfant stressé, et surtout un bébé ça griffe!

Attachez les cheveux de Choupette et de Poupette pour qu’elles ne se tirent pas trop les couettes. Et n’oubliez pas le briefing des ainés, vous comprendrez plus loin que les enfants seront mis à contribution. D’ailleurs dans les négociations, il est judicieux d’évoquer dès le départ les futures récompenses si efforts et si résultats (toupies Bey Blade, élastiques Hello Kitty…).

La règle pour les valises : commencez discrètement, par les affaires des enfants, puis les vôtres, dans un contenant bien défini pour éviter les excédents tarifaires. L’Homme se débrouillera avec ce qui lui reste… Quant aux bagages à main, chaque enfant a sa propre valisette roulante avec ses jouets et autres doudous, ce qui le rassurera pendant le voyage. Prévoir une tenue de rechange de pied en cap pour chaque petit, car le vol traversera de nombreuses perturbations… comme le pipi en plein sommeil même si Poussin est propre (c’est l’expérience qui parle), le ketchup du plateau repas, le coca demandé en douce au stewart. Et ne pas oublier… la tototte de Poupette! Et même plusieurs, car Choupette est en mode régressif loin de ses repères! Prévoir des vêtements bien chauds, car les petits se refroidissent encore plus vite que nous dans l’avion. Pour finir, biscuits secs, pas de bonbons (ça colle), petits pots, compotes. On évite les chips, source de conflits et de larmes, y compris avec bébé. Ca fait plus d’un bagage à main par personne? Pas grave, en général, pour les familles nombreuses, ça passe…

Bon à savoir
Bébé doit avoir ses propres papiers pour voyager (passeport / carte d’identité). Il n’y a pas d’âge minimal pour prendre l’avion avec bébé, mais il est préférable de ne pas le faire voyager au cours de son 1er mois puisqu’il est d’autant plus sensible aux microbes. Si vous devez voyager dans des pays où des vaccins sont nécessaires, demandez conseil à votre médecin car certains vaccins ne peuvent être administrés avant un certain âge.

Si votre bébé est tout petit, prévoyez un stock plus important de couches, de lait en poudre, d’eau minérale pour palier aux éventuels retards ou autres besoins.

Etape 2 : Partir sur de bonnes bases

L’enregistrement au comptoir est un moment clef, qui peut vite transformer votre voyage en cauchemar, si vous ne le préparez pas suffisamment à l’avance. Donc avant tout dialogue et autre échange de passeport-billet avec l’hôtesse, on décroche bébé de la poussette et on l’assoit sur le comptoir. Et là on se débrouille pour le faire rire, et faire des risettes à la dame… Moi je missionne Poussin pour qu’il chatouille discrètement les pieds de Poupette qui pendent derrière le comptoir. Ne vous moquez pas, ça marche. On voyage ensemble, on a une nacelle, tous les bagages cabines, et on garde la poussette jusqu’à la porte de l’avion, ce qui économise deux heures éprouvantes de portage de bébé. Si, c’est possible… Et surtout presque vital.

Bon à savoir
On ne se prend plus la tête de savoir si la poussette nous accompagne ou non jusqu’à la porte de l’avion avec la Babyzen YOYO+. Elle est la première poussette au monde totalement compatible avec les recommandations IATA pour les bagages cabine.

Etape 3 : À l’aéroport, abandonner tout sens civique…

C’est une question de survie. Vos bagages occupent des sièges pendant que les enfants courent et cela fait râler les autres passagers? Ne cédez pas, car même si ces sièges ne serviront que pour des pauses de deux minutes, ce sont deux minutes de tranquillité inestimable… que les ronchons ne peuvent comprendre.

Organisez un trek dans l’aéroport… Ou une chasse aux trésors si vous avez le courage, l’idée est qu’il faut qu’ils se dépensent au maximum avant le vol! Même bébé est en roue libre. Bon c’est vrai, pour les parents c’est épuisant aussi, mais le jeu en vaut la chandelle. Et finir par leur offrir un bon hot dog. Un enfant rassasié est un enfant qui coopère.

Mesdames et messieurs, le vol à destination de Petit Bout de Paradis est prêt pour l’embarquement…

Etape 4 : La meilleure défense, c’est l’attaque.

Nous y sommes. J’ai attrapé au vol des magazines, même si je sais que je n’en lirai pas une ligne. C’est la carotte de l’âne, ma récompense à l’arrivée, le nerf même de ma motivation au moment M. Inestimable dans ces temps d’égarement. Car il ne faut pas relâcher l’effort, il est judicieux de se manifester, bébé encore rieur dans les bras, dès le début auprès du personnel de bord, auprès de chaque stewart et de chaque hôtesse qui sont affectés à notre zone. C’est le début de l’opération séduction. D’abord parce que il est toujours utile de montrer son désarroi aux autorités en place. Ensuite parce qu’il faut poser les jalons de la quête du saint Graal : j’ai nommé le fauteuil supplémentaire. Car rappelons-le : bébé n’en a pas ! Son siège, c’est vos genoux… Et ce positionnement hautement stratégique peut changer toute la face du vol. Autre médaille à décrocher : le berceau au sol en carton. Il n’y en a souvent qu’un dans l’avion, il est plus grand que les nacelles suspendues, permet à bébé de dormir sur le ventre, de ne pas chuter et d’être plus à l’aise. Inestimable pour les plus de huit mois! Poupette a ainsi dormi quatre heures. Moi non car réveillée non-stop par l’équipage pour la surveiller lors des turbulences. Çà aurait été trop beau !

Çà plane pour moi…

C’est le décollage, et encore une étape essentielle à affronter: pour éviter à Poupette de souffrir des oreilles ou de décrocher une otite à l’arrivée, j’ai devant moi tout un arsenal : le biberon de lait, celui d’eau, la tétine et les biscuits. Les mouvements de sa mâchoire lui permettront de décompresser et de soulager ses fragiles tympans. Cela a aussi l’avantage de calmer bébé qui déteste être bloqué par sa ceinture sur les genoux de maman. Et de calmer la Maman qui a déjà perdu sa zen-attitude!

Durant le vol, je laisse ponctuellement courir Poupette dans les allées, pour qu’elle se défoule un peu. Cela gagne du temps et de l’énergie car quelques rares nostalgiques s’attendrissent et jouent les baby-sitters pendant un instant… Cela est évidemment valable pour l’équipage. Ainsi lors du dernier vol, Poupette a joué avec le téléphone interne et a appelé le commandant de bord… Allo, à l’eau?

Pour en revenir au biberon de lait chaud, l’arme fatale doit pouvoir être dégainée à tout moment ; il vous faut prévoir des doses suffisantes, le faire chauffer régulièrement par l’équipage, avoir un thermos…

Pour occuper les fauves, je conseille les coloriages. Avec des crayons bien sur, les feutres tâchent. Et potentiellement des lingettes nettoyantes. L’Homme a ainsi dû récurer la tablette dûment graffée par Choupette, artiste en herbe.

Besoin d’un petit remontant? Evitez le café. Cela énerve et empêche de somnoler quelques précieuses secondes. Je privilégie le coca, le vrai bien sucré, pour rester éveillée, garder un taux de glycémie convenable, et être à peu près détendue.

Toutes les bonnes choses ont une fin

Vous voilà arrivée. Vous et votre petite famille, saine et sauve. Cela n’était pas si difficile! Il reste la dernière épreuve, celle qui ruinera le peu de nerfs qui vous reste. Dois-je vous avertir? Avez-vous pris avec vous les sacs anti-vomi qui se trouvaient dans l’avion? Car c’est dans la dernière ligne droite, dans l ‘aéroport à l’arrivée, dans le taxi, que vos petits anges seront trahis par leurs forces. Ne riez pas… Cela m’arrive à chaque fois!

Bon voyage!

Crédit photo : Ma première valise / Sidney Yassen Studio

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2 Commentaires

  1. J’ajouterais aussi : bien choisir sa compagnie aérienne ! Les voyages en low-cost sont moins chers, mais quelle différence quand on a voyagé avec une compagnie plus réputée : ils nous ont fait passer en tout premier parce qu’ils ont vu qu’on avait deux petits enfants, et ils étaient aux petits soins pour nous ! La prochaine fois, sans hésiter, je préfère payer quelques euros de plus et ne pas stresser pendant le voyage !

    It's a mum's life
  2. c’est vrai que les low cost en famille c’est l’enfer… C’est la 3ème classe de l’époque sans la classe des gens de l’époque. Pas la peine de compter sur l’élégance et la générosité des autres passagers, dans ce type de galère, c’est chacun pour soi… (j’ai patienté dans les courants d’air, debout avec un bébé et un garçon de 5 ans, qui hurlaient pendant 40 minutes) pas un seul ne m’a proposé son siège, ou de passer devant lui…

    Mélaniedemojouets

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