Aujourd’hui, rares sont les personnes qui peuvent prétendre ne pas être touchées de près ou de loin par le cancer du sein. Nous avons toutes une mère, une sœur, une amie, une collègue qui a été un jour confrontée au cancer.

En France, 1 femme sur 8 développe un cancer du sein au cours de sa vie. On retrouve parmi elles une proportion de plus en plus importante de femmes de moins de 40 ans. Se pose alors la question de la maternité. Les traitements nuisent-ils à la fertilité ? La contraception est-elle compatible avec les traitements contre le cancer ? Autant d’interrogations qui restent à l’heure actuelle sans réponse…

Nous évoquerons aussi dans cet article l’espoir de se sentir femme et vivre mieux le cancer…grâce à la beauté et l’importance de la communauté. Loin d’être futile, la beauté aide les mamans que nous sommes et bien plus encore celles meurtries dans leur corps à nous sentir femme. Amandine, une Mum que nous connaissons depuis des années via nos rencontres, partage son expérience et ses conseils.

L’engagement de l’Institut Curie et l’association Seintinelles

Aujourd’hui, les médecins manquent d’informations sur les questions de fertilité suite à un cancer, tout simplement car ils n’ont pas de données fiables à grande échelle. Pour palier ce manque, L’institut Curie et l’association Seintinelles se sont associés afin de lancer l’étude FEERIC qui vise à suivre 1000 femmes entre 18 et 43 ans dont ¼ d’anciennes patientes du cancer du sein et ¾ de femmes n’ayant jamais été malade. Le but ? Permettre d’établir des recommandations auprès des professionnels de santé grâce à un état des lieux de la contraception et de la fertilité en France. Cette étude permettra à terme de pouvoir répondre aux inquiétudes sur la fertilité des patientes atteintes de cancer du sein.

Si vous souhaitez participer à cette étude, il suffit de vous inscrire sur le site www.seintinelles.com > étude FEERIC. L’étude sera menée pendant 3 ans, à raison d’un questionnaire à remplir tous les six mois. Un geste simple qui pourra à l’avenir garantir une meilleure information aussi bien post-traitement que préventive.

Si la question de la maternité se pose pour les jeunes patientes atteintes de cancer, quant est-il de notre féminité, du rapport à notre corps pendant les traitements ? Se sentir belle et préserver son image est indispensable chez toutes les femmes sans exception.

Se sentir femme avant tout

Une étude inédite réalisée par la Fondation L’Oréal auprès de 1 166 personnes atteintes de cancer a permis de mettre en évidence les bienfaits des soins de beauté et de bien-être sur la qualité de vie des patients, mais aussi le fait qu’aujourd’hui trop peu de patients connaissent l’existence de ces soins et en bénéficient. À travers des partenariats noués dans le cadre hospitalier, associatif et avec des institutions scientifiques, la Fondation L’Oréal agit pour permettre au plus grand nombre de patients de pouvoir accéder à ces soins de beauté et de bien-être et professionnaliser la discipline.

Ces soins de beauté et de bien-être permettent d’améliorer la qualité de vie des patients atteints du cancer, en effet « Perçus comme de véritables bulles d’oxygène par les patients dont le corps est agressé par la maladie, les traitements ou la chirurgie, les soins de beauté et de bien-être permettent d’aider les patients à aborder les effets indésirables des traitements et les perturbations de l’image de soi », explique Alexandra Palt, Directrice Générale de la Fondation L’Oréal.

Ces soins, aussi appelés « soins onco-esthétiques », sont prodigués gratuitement à l’hôpital ou dans des structures dédiées en ville, par des socio-esthéticiennes spécialement formées. L’étude démontre les véritables impacts positifs de ces soins. En effet, sur un panel de 1166 patients atteints du cancer, 86 % déclarent que le premier bienfait consiste à recevoir des conseils utiles de mise en beauté et de gestion des effets indésirables des traitements. Et pour 84%, le deuxième bienfait est de passer un moment de détente et de bien-être physique et psychologique.

Malheureusement, très peu de personnes connaissent l’existence de ce type de soins. Afin d’y remédier et de permettre aux plus grands nombre d’en bénéficier, la Fondation L’Oréal a bâti, en 2017, des partenariats avec des structures hospitalières, telles que Unicancer, mais aussi des partenariats avec des associations, telle que l’association Rose. Ceci a permit à 13 500 personnes atteintes du cancer de bénéficier gratuitement de ces soins.

Leur souhait, c’est que tous leurs patients puissent bénéficier de ces soins, puisque aujourd’hui, seulement 8 à 10% y ont accès.

Cancer : MÊME pas peur !

Des soins comme bulle de bien-être, mais aussi pour venir aider la peau malmenée par les traitements. C’est ce que la jeune marque française de cosmétiques MÊME fondée par Judith et Juliette, deux jeunes femmes concernées par le cancer, propose désormais.

Elaborée en collaboration avec des oncologues et des dermatologues, testée et approuvée par des femmes atteintes de cancer, la gamme dermo-cosmétiques MÊME est composée de 13 produits incontournables compatibles dès le début des traitements (brume cuir chevelu, produits pour les ongles, crème hydratante…).

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Des produits abordables et parfaitement adaptés aux besoins des femmes en traitement. MÊME a également vu le jour grâce à l’aide de médecin et d’experts qui ont su guider les fondatrices pour développer une charte de formulation où l’exigence quant aux ingrédients est de rigueur. Une gamme complètement clean, formulée et fabriquée en France que les patientes peuvent donc utiliser les yeux fermés pour prendre soin d’elle durant cette étape difficile que sont les traitements.

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Avec sa signature « Même malade, je m’aime, on m’aime » les fondatrices ont souhaité apporter une touche de tendresse et de douceur à leur marque. Se sentir femme pendant la maladie est extrêmement difficile. C’est pourquoi Juliette et Judith ont créé autour des produits un environnement positif, combatif, incarnant féminité, plaisir et douceur. Les appellations et descriptions des produits sont empreint de légèreté et d’humour volontairement utilisés par les deux fondatrices et appréciés des patientes.

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En 2018, Eau Thermale Avène et MÊME se sont associés pour unir leurs talents dans le but d’améliorer la qualité de vie des patientes sous traitements anti-cancéreux. Ce partenariat repose sur l’implication des équipes commerciales et du réseau de visiteurs médicaux d’Avène. Ces derniers vont contribuer au développement de la notoriété des produits MÊME en services de cancérologie et en pharmacies. Un travail de pédagogie sera également fait afin de sensibiliser tous les professionnels de santé aux toxicités cutanées des traitements anticancéreux. Des conseils adaptés pourront donc être apportés aux patientes afin que MÊME apparaisse comme une réponse évidente face aux effets indésirables des traitements.

Le témoignage d’Amandine

Nous l’avions rencontré en juin 2015, Amandine était présente à notre Mum-to-be Party de Lille au Spa Clarins et attendait alors son 2ème enfant.  Nous avons eu le plaisir de la retrouver l’an passé à Lille, lors de notre tournée événementielle avec Dyson. Depuis quelques mois, elle a décidé d’ouvrir son blog pour partager sans détours la terrible épreuve qu’est le cancer mais aussi l’espoir et la joie de vivre qui ont toujours animé cette femme et son compte Instagram @vesper_lynd.

Son histoire nous a touché, nous avons décidé de lui donner la parole :

Peux-tu te présenter en quelques mots à nos mamans ?

Je m’appelle Amandine, 36 ans dans quelques mois, mariée, deux enfants (Louise 6 ans et Arthur 2 ans et demi) et j’habite à une cinquantaine de kilomètres au sud de Lille.

En août 2016, suite à une consultation pour un problème de stérilet, j’ai remarqué une masse douloureuse dans mon sein droit, que mon gynécologue n’avait pas sentie à la palpation quelques jours plus tôt. Je décide donc de retourner le consulter pour cette « boule » quelques jours plus tard. S’en suivirent dans la foulée : échographie, mammographie, biopsie et…. diagnostic d’un cancer du sein le 26 août 2016. J’avais à peine 34 ans.

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Quels produits t’ont permis d’apaiser ton corps fragilisé ?

J’ai commencé la chimiothérapie le 06 octobre 2016, jusqu’au 19 janvier 2017. Chimiothérapie en hiver donc, avec le Taxotère, produit hautement toxique, notamment toxicité gastro-intestinale et surtout cutanée. Tandis que la peau de mon visage a été plutôt épargnée, celle de mes mains et de mon corps de manière générale a beaucoup souffert. J’ai rapidement remarqué que je souffrais du syndrome main-pied (réaction inflammatoire, rougeur, sécheresse, fourmillements etc.) La peau de mes mains, le bout de mes doigts se sont craquelés, fissurés, à vif. La prescription de l’oncologue (le cérat de galien) n’a eu aucun effet sur moi, le Dexeryl encore moins ! Il s’agit uniquement de produits très gras qui ne faisaient qu’empirer ces sensations de brûlure sur ma peau. Je me suis tournée vers des alternatives certes non remboursées mais ô combien efficaces ! Les produits qui ont littéralement sauvé ma peau sont : Xera Calm AD et TriXera de chez AVENE, sans parler du Cicalfate bien entendu que j’appliquais en couches épaisses sur les mains le soir, avant de dormir (avec des gants doublés de coton, c’était presque miraculeux !). J’ai alterné entre Cicalfate et Cicaplast de La Roche-Posay. Pour la douche, une fois par jour grand maximum, avec le TriXera (AVENE) et Lipikar (LA ROCHE-POSAY). Je dois avouer que ces produits m’ont été d’un grand secours !

Mais comme ce n’était pas assez drôle, j’ai aussi été victime de la toxicité du Taxotère sur les ongles, et ce malgré toutes les recommandations respectées à la lettre, c’est-à-dire : application chaque semaine d’un vernis foncé au silicium pour protéger les ongles contre les UV, à faire le soir pour éviter les rayons du soleil justement, application bi-quotidienne d’EVONAIL. On ne m’a pas proposé de porter des gants réfrigérés à l’époque pendant la chimio, cela m’aurait peut-être évité ce qui suit (encore que…) : j’ai fini par perdre tous mes ongles, il s’arrachaient au moindre coup, ce fissuraient à la base, si bien que quand ils ne se décollaient pas seuls, je pouvais « facilement » le faire moi-même. La matrice de l’ongle est passée par différentes couleurs toutes plus dégoûtantes les unes que les autres : violets foncés, verts, noirs…  Pas de solution miracle malheureusement : désinfection à la biseptine plusieurs fois par jour, je portais également des pansements au bout des doigts que je changeais plusieurs fois par jour aussi. Désinfection au Dakin une fois par semaine (les infections, quand on est sous chimio, c’est redoutable, alors il faut redoubler de vigilance !). Et j’ai attendu que la repousse se fasse…. C’est très long, ça m’a semblé beaucoup plus long que la repousse des cheveux d’ailleurs.

Cela dit, une fois les ongles repoussés, j’ai continué (et continue encore) à en prendre soin avec les produits ECRINAL (base anti-stries, sérum réparateur aux 10 huiles pour l’ongle et son pourtour). Je ne peux que les recommander !!

Et ceux qui t’ont permis de te sentir femme malgré les traitements ?

Ce qui m’a permis de rester femme malgré tout, c’est-à-dire, malgré la perte des cheveux, la perte progressive des sourcils et des cils, puis la perte d’un sein…., ça a été le maquillage. C’est ce qui me permettait de me retrouver quand je me regardais dans le miroir. Car se regarder et constater que le reflet nous renvoie l’image d’un crâne chauve, d’une tête un peu extraterrestre, ce n’est pas évident du tout. Les traits sont tirés aussi, on peut avoir le teint grisâtre.  Mais une fois maquillée, je me sentais mieux, je me sentais presque à nouveau moi !

Le maquillage c’est essentiel, c’est presque une thérapie. Et de toute façon, même encore maintenant, quand j’ai un coup de mou, je me maquille ! Ça me rend tout de suite le sourire, et c’est vraiment bon pour le moral !

Si je ne devais conseiller qu’un produit de maquillage, je dirais que le rouge à lèvres, c’est LE produit essentiel, surtout quand on ne peut plus mettre de mascara car les cils se sont fait la malle et que le moindre trait de crayon autour de la muqueuse nous fait pleurer ! Le rouge à lèvres, ça éclaire le visage et ça donne immédiatement un coup de peps.

As-tu des conseils pour les femmes qui traversent une chute de cheveux  ?

A l’annonce de la chimio, quand j’ai su que je perdrais mes cheveux, j’ai décidé d’opter pour une prothèse capillaire. J’en parle d’ailleurs sur mon blog – Katia, c’était le petit nom que mon mari lui a donné – elle est magnifique cette perruque et m’a aidé d’une aide considérable. Mais je n’ai finalement pas si mal vécu la perte des cheveux, si bien que quand ils ont commencé à repousser après la dernière chimio, j’ai décidé de vivre cette nouvelle repousse à fond et de me les teindre en blonds ! Je me souviens très bien avoir dit à mon coiffeur : « écoute, on tente et si ça ne fonctionne pas, si ça rate ou quoi que ce soit, on rase de nouveau ! Ce n’est pas grave, ça repousse !! ». Je suis même sortie sans ma perruque très rapidement – j’ai rasé mon crâne à blanc quelques jours avant la dernière chimio et j’ai commencé à sortir tête nue une quinzaine de jours plus tard. J’ai osé et je ne regrette pas mais je comprends parfaitement celles pour qui c’est plus difficile. Surtout quand on a eu les cheveux longs avant. Les miens étaient courts, c’était peut-être plus facile ? Je ne sais pas. Mais globalement, la perte de mon sein a été plus traumatisante et difficile à vivre que la perte de mes cheveux.

Je n’ai vraiment de conseils, si ce n’est qu’il faut être patient, vraiment. Il n’existe pas de produits miracles, on peut essayer d’accélérer la repousse avec de l’huile de ricin, prendre des compléments alimentaires, etc. mais il n’y a vraiment que la patience. Et rien ne peut prédire la repousse.

Comment as-tu géré la repousse de tes cheveux  ?

Tout d’abord, j’ai continué à prendre soin de mes « cheveux », ou plutôt de mon crâne. Je continuais à me laver la tête (avec le shampoing VEA, puis le shampoing NATESSANCE à l’huile de ricin que je recommande). Pendant toute la période où je n’avais pas de cheveux, j’ai massé mon crâne à l’huile de ricin, j’ai fait des gommages doux également pour éliminer les peaux mortes, laisser respirer le cuir chevelu. Et quand les cheveux ont commencé à repousser, j’ai continué ce rituel. J’ai arrêté les massages au ricin quand j’avais le crâne recouvert de cheveux partout, car c’est quand même très visqueux et je trouvais que ça se rinçait mal.

J’ai donc pris la décision de profiter de ces tout nouveaux cheveux pour faire un truc fou : les décolorer et être blonde platine ! (Il faut dire qu’ils avaient repoussé tout gris partout, un gris caractéristique de la chimio). Ça m’était égal d’enduire ces nouveaux cheveux tant attendus de produits toxiques qui auraient peut-être pu les abîmer car j’étais prête à me raser de nouveau la tête si ça se passait mal. Après tout, 3 mois de repousse, ce n’est pas dramatique ! (Enfin, ça ne l’était pas pour moi, du moins !)

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J’ai aussi eu ma première coupe de cheveux post-chimio à peu près au même moment que la décoloration (quelques semaines avant) : pas grand-chose, juste un rafraîchissement, dégager les petits cheveux autour des oreilles. Mais quelle joie !!! ☺

J’ai gardé cette décoloration quelques mois, jusqu’à ce qu’ils commencent à frisotter. Je suis repassée au châtain il y a presque un an. Et mes cheveux sont désormais bouclés ! Une grande première pour moi ! J’ai souvent été tentée de les recouper très courts pour me « débarrasser » de ces boucles dans lesquelles j’ai eu du mal à me reconnaître au début. Mais maintenant, je les chouchoute au maximum, je les adore ! Tout le monde a fini par s’y faire, même mon mari !  Et je dois bien avouer qu’on me les envie parfois, alors j’en profite !

Je suis la première surprise face à cette repousse. Et j’ai bien conscience que nous ne sommes pas égales face à cela. Malheureusement, la repousse post-chimio reste un grand mystère, même pour les professionnels de santé, les dermatologues, les coiffeurs. Certaines auront les cheveux raides, foncés, d’autres les cheveux bouclés, certaines également retrouveront leur nature de cheveux d’«avant», d’autres pas.

Que penses-tu de la marque de cosmétiques MÊME, qui accompagne les femmes en traitement contre le cancer ? As-tu pu tester les produits de la marque ?

J’ai entendu parler de MÊME Cosmetics rapidement oui, j’avais été témoin de leur lancement et des premiers produits de la gamme. J’ai eu la chance de pouvoir tester quelques produits, notamment le soin pour les ongles, la brume pour le cuir chevelu, l’huile lavante et la crème corps. L’histoire de Judith et Juliette a donné naissance à d’excellents produits créés pour répondre à d’énormes besoins et je ne peux que féliciter cette merveilleuse initiative ! Les produit sont extra doux, efficaces, sentent très bons – cela permet de prendre soin de soi pendant les traitements tout en se faisant du bien, à la fois au corps et au moral, parce que « même malade, je m’aime, on m’aime » ! S’aimer pendant la maladie, c’est essentiel pour avancer.

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Tu as récemment lancé un blog en parallèle d’une communauté fédérée sur Instagram. As tu toi même trouvé conseils et soutien sur les réseaux sociaux ? Auprès de qui ?

Au début de la maladie, j’ai cherché des avis, des conseils, des témoignages sur le cancer, je suis tombée sur le blog de Julie (les Franjynes, qui s’appelait Feminity & JY), sur une vidéo qui parlait de ces jeunes femmes d’à peine 30 ans, malades d’un cancer du sein et qui restaient tellement belles et combattives (notamment Lili Sohn, Noémie Caillaut). Je possédais déjà une page Instagram, pas forcément très fournie, mais c’est tout naturellement que j’ai commencé à partager ma propre expérience, mon vécu, mes douleurs, mes doutes, mes joies, mes questionnements sur le pendant, l’après. Grâce à Instagram, j’ai découvert une communauté de malades, d’anciennes malades qui ont su me rassurer, m’aider à passer certains caps difficiles. Et aujourd’hui, je suis moi-même la plus heureuse quand je peux aider toutes celles qui passent par les épreuves que j’ai moi-même traversées. La bienveillance règne en maître et c’est essentiel. Bienveillance et résilience, les deux mots que je retiendrais de cette belle découverte.

cancer-du-sein-temoignagecredit photo @lesfranjynes Instagram

Maintenant que c’est toi qui partage ta rémission & ta reconstruction, quel message souhaites tu faire passer auprès des femmes (qu’elles soient ou non atteintes d’un cancer ou d’une maladie grave) ?

Mon blog a été créé en début d’année, j’ai ressenti un matin un besoin irrépressible d’écrire, de partager d’une manière différente que ce que je fais avec Instagram. Je ne poste que quand j’ai envie d’écrire, vous ne trouverez pas sur mon blog des posts publiés de manière récurrente, à la même heure. Je peux écrire 3 articles en 3 semaines comme aucun pendant plusieurs mois, ça fluctue selon mon humeur, mon envie et le temps que j’ai à y consacrer (quand j’écris, je veux prendre le temps). C’est un exutoire, et c’était important pour moi de mûrir tous ces événements avant de les coucher sur le papier, de digérer en somme. J’écris avec mes tripes mais j’ai désormais le recul nécessaire pour analyser mes émotions, mes réactions et vous faire part au mieux de ce qui s’est passé, de ce que j’ai ressenti au plus profond de moi.

Aujourd’hui, je suis en phase de reconstruction – à la fois physique avec mon nouveau « presque » sein et reconstruction morale aussi. J’ai quitté mon travail, je me suis remise à mon compte, j’ai besoin de consacrer plus de temps à ma famille, à ce que j’ai envie de faire, j’ai envie de continuer à aider les malades, leur donner de l’espoir, le sourire, l’envie de se battre. J’aimerais m’engager davantage aussi auprès des marques qui me tiennent à cœur et qui m’ont aidée dans ce parcours, car ensemble on est vraiment plus forts.

Si j’avais un message à faire passer, ce serait celui-ci : nous avons tous des batailles à mener, qu’elles soient liées ou non au cancer, à la maladie. Certains événements de la vie nous changent à jamais, et faire le deuil de la vie d’avant est souvent compliqué. Mais il y a cette citation de Bouddha que j’aime énormément et qui résonne en moi à chaque fois, tellement elle est applicable à tant de combats : « accepte ce qui est, laisse aller ce qui était et aie confiance en ce qui sera ». La clé est en nous.

Je suis en rémission, j’ai cette chance que certaines n’ont malheureusement pas (et auxquelles je pense chaque jour), alors il faut continuer à avancer, pour toutes celles comme moi, celles qui sont parties et celles qui se battent encore, ou encore celles qui s’apprêtent à monter sur le ring !

As-tu des projets liés à cette prise de parole sur le cancer ?

Oui, j’en ai mais pour le moment, chuuuuuuut ! J’espère qu’ils se concrétiseront rapidement et qu’ils pourront être utiles aux malades et aux aidants.

Comme je l’ai dit, j’aimerais m’engager davantage auprès des marques qui m’ont aidée durant cette épreuve et également auprès des patients, de mon centre hospitalier que je fréquente encore beaucoup à l’heure actuelle.

La vie est devant nous, alors ayons confiance.

Merci à vous de m’avoir donné à la parole ♥

Nous souhaitons apporter tout notre soutien à toutes les mères, les grands-mères, les amies, les collègues, toute les femmes qui se battent sans relâche face à la maladie. Chaque jour la recherche avance et de nouveaux acteurs s’engagent pour faire reculer les effets secondaires et nous espérons à terme que des solutions puissent faire reculer le cancer.

Credit photo en-tête : Candice Henin / événement Mum-to-be Party x Dyson  à Lille