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« J’ai accouché en plateau technique » le témoignage de Marion

Par esther
« J’ai accouché en plateau technique » le témoignage de Marion

Il n’y a pas une seule manière d’accoucher. Si certaines femmes se sentent parfaitement à l’aise à l’hôpital, d’autres accouchent dans l’intimité de leur foyer. Mais toutes veulent avoir le choix. Il y a 10 mois, Marion a décidé de donner naissance à son fils en plateau technique. Une alternative séduisante et un entre-deux idéal pour les parents qui ne souhaitent pas une naissance médicalisée mais veulent néanmoins bénéficier d’une aide médicale si la situation l’exige.

Lorsqu’elle tombe enceinte de son premier enfant, Marion, 33 ans, se pose immédiatement la question de son accouchement : « Je souhaitais me sentir libre et ne rien me laisser imposer. L’hôpital m’a alors dirigée vers un cabinet de sages-femmes en libéral. » Elle pense un temps à l’AAD (accouchement à domicile) avant de renoncer, échaudée par l’expérience douloureuse d’une amie. La sage-femme lui parle alors de la possibilité d’accoucher en plateau technique. Une proposition qui la séduit, ainsi que son compagnon.

Accoucher en plateau technique : mode d’emploi

L’hôpital met à la disposition de sages-femmes agréées une salle entièrement équipée pour l’accouchement. Cette salle est située dans l’enceinte du service maternité et, si la situation l’exige, la jeune maman et/ou son bébé peuvent être transférés rapidement auprès du personnel de l’hôpital et pris en charge pas des gynécologues, pédiatres ou anesthésistes. La salle en elle-même ne dispose d’aucun matériel médical en dehors de celui nécessaire aux premiers soins du bébé et de la maman. La future maman peut apporter son oreiller, sa couverture et tout ce qui la fera se sentir à l’aise. Marion raconte :

Cela permet vraiment une approche en douceur de la naissance. Etre épaulée le jour de la naissance par la sage-femme qui m’avait suivie pendant ma grossesse a été très rassurant.

Accoucher en plateau technique nécessite néanmoins de remplir certaines conditions : grossesse non pathologique, pas de diabète gestationnel, pas de grossesse gémellaire, pas de présentation en siège. Si un problème se présente au moment de la naissance, et alors même que la maman est déjà installée, elle sera transférée immédiatement dans une salle de naissance classique. Pendant la grossesse, la future maman doit également rencontrer l’anesthésiste, afin de parer à toute éventualité.

Une préparation qui met l’accent sur la gestion de la douleur

Pendant toute sa grossesse, Marion sera suivie par le même cabinet de sages-femmes. Des professionnelles qui vont l’accompagner et la préparer à la naissance. Un accouchement qui, en plateau technique, se déroule sans péridurale ! Un challenge mais aussi la liberté pour les femmes d’accoucher dans la position qu’elles préfèrent : « Lors des séances de préparation, nous étions 4 mamans et chacune avait un ressenti différent. La sage-femme s’adaptait au cas par cas. »

La préparation intègre à la fois la gestion de la douleur mais aussi la question du retour à la maison. Après avoir assisté à une conférence, Marion a choisi de se former à l’autohypnose en parallèle de sa préparation classique :

L’autohypnose m’a énormément aidé et m’a donné beaucoup de clés. J’ai travaillé seule et ça m’a permis d’envisager mon accouchement plus sereinement.

La gestion de la douleur est justement ce qui questionnait l’entourage de Marion et son compagnon : « Les gens s’inquiétaient pour moi et se demandaient comment j’allais réussir à supporter la douleur. »

La naissance d’Ethan

Pendant le travail, Marion souhaitait rester chez elle le plus longtemps possible. Après des exercices de respiration, un bain chaud, elle appelle finalement la sage-femme qui se déplace à son domicile pour l’examiner et écouter le cœur du bébé. C’est elle qui donne alors le top départ pour partir à la maternité. Dans la pièce, seulement deux personnes autour de la future maman : son compagnon et sa sage-femme. Pas de monitoring, pas d’examens systématiques, on laisse les choses avancer à leur rythme : « J’ai écouté mon corps, j’ai bougé au rythme des contractions. »

Le soutien et l’investissement du papa sont précieux, surtout quand la douleur devient trop forte :

La sage-femme m’avait parlé de cette phase de désespérance, lorsqu’on pense qu’on ne va pas y arriver.

L’accouchement se déroule sans aucun problème et à 8h30 Ethan pousse son premier cri. Pendant 40 minutes, ils restent tous les trois et se découvrent : « Il était contre moi et nous sommes restés comme ça un long moment. On a juste profité… » Après la délivrance, Marion reste quelques heures sous surveillance puis regagne son domicile : « A minuit j’étais chez moi ! »

Plus encore que l’accouchement, c’est le retour à la maison qui inquiétait Marion : « C’était ma plus grande angoisse. Je me demandais comment j’allais faire, si j’allais y arriver… » Son compagnon et sa sage-femme la rassurent : « Elle est passée le lendemain puis ensuite deux fois par jour pendant une semaine. Elle était très disponible et, moi qui n’avais pas spécialement envie d’allaiter, elle m’a pourtant vraiment accompagnée et soutenue dans mon allaitement. »

Marion n’envisage plus l’accouchement autrement différemment :

Je ne me vois pas faire autrement. Si j’ai un deuxième enfant, je referai exactement la même chose.

Une certitude qui revient souvent dans la bouche des mamans qui ont connu un accouchement non médicalisé. Maîtresses de leur accouchement, à l’écoute de leur corps et de leur bébé, ces femmes sont bien décidées à faire entendre leur voix et à œuvrer pour que chaque future maman, où qu’elle habite, puisse elle aussi avoir le choix.

Vous pouvez également retrouver le témoignage de Marion sur son blog personnel.

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1 Commentaire

  1. Article très intéressant ! Merci 🙂

    Emma

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