L’allaitement, vous l’entendrez dans la bouche tant de professionnels que de proches, c’est soi-disant “naturel”. Sauf depuis que vous vous y êtes mise, finalement les choses ne sont pas aussi simples. Plusieurs raisons peuvent mettre à mal l’allaitement et décourager les jeunes mamans déjà épuisées, et parmi elles : la production de lait. Vous pensez ne pas avoir assez de lait ? Voici quelques conseils pour vous !

Qu’est-ce que la montée de lait ?

Commençons par le début. Car pour comprendre les raisons de vos difficultés à allaiter, encore faut-il comprendre le mécanisme de l’allaitement. Et pourquoi il est « techniquement » impossible de ne pas produire assez de lait… Et oui, alors que vous êtes convaincue de ne pas être une mère allaitante assez efficace, vous allez comprendre que ce n’est pas possible.

Le mécanisme commence déjà pendant la grossesse, puisque sous l’influence des hormones vos seins vont se modifier. C’est le fameux décolleté « waouh » de la grossesse ! Mais aussi, moins glamour, l’aréole qui s’élargit, s’épaissit et brunit. La glande mammaire se développe à mesure que le nombre de cellules sécrétrices de lait augmente. Ces cellules sont groupées dans les alvéoles qui sont le lieu de stockage du lait. Le lait est produit par les cellules lactifères situées dans les alvéoles, à partir des éléments présents dans le sang. C’est la raison pour laquelle le réseau sanguin est très développé dans les seins pendant l’allaitement. Vous savez le fameux « réseau autoroutier » décrié dans le sketch de Florence Foresti. Ainsi, peu importe la taille de votre poitrine, vous êtes naturellement programmée pour allaiter. J’ai déjà vu des femmes avec des toutes petites poitrines réussir sans problème leur allaitement, et d’autres avec un 100 F avoir des difficultés.

A l’accouchement, la production de lait se déclenche sous l’influence des hormones de l’allaitement. Vos seins produisent d’abord du colostrum (un liquide jaune et épais, très riche en nutriments). Le mécanisme de la lactation au début dépend EXCLUSIVEMENT des poussées hormonales à savoir la prolactine et l’ocytocine. Et que SEULE la succion va déclencher le mécanisme et permettre la production de lait sur le court, moyen ou long terme. En d’autres termes, la prolactine déclenche la fabrication de lait en réponse à la succion du bébé. Et l’ocytocine est l’hormone responsable du lait. C’est cette dernière hormone qui est sollicitée lors des tranchées (la contraction de l’utérus), et c’est pourquoi vous pouvez avoir des spasmes les premiers jours de l’allaitement.

Ainsi, vous comprendrez que théoriquement, la nature est assez bien faite pour que les fluctuations hormonales post-accouchement coïncident parfaitement avec la production et l’éjection de votre lait. Même s’il faut attendre réellement environ 3 jours pour produire du lait (blanc) et non du colostrum.

L’angoisse d’une insuffisance de sécrétion lactée

Il se peut que les premiers jours, voire semaines, la montée de lait tarde un peu et ne corresponde pas tout à fait aux besoins de votre bébé. Vous avez beau le mettre au sein, il continue de pleurer après avoir bu, et ne semble pas repu. C’est une situation extrêmement angoissante pour la maman, fatiguée par l’accouchement, désireuse plus que tout que son bébé se porte bien et reprenne son poids de naissance. Elle peut aussi sentir une pression autour d’elle de parvenir à nourrir le divin enfant et fatalement se reprocher de ne pas être à la hauteur…Quel sentiment terrible ! La peur peut alors s’accroitre au retour de la maison où on se trouve encore moins entourée, avec des réflexes tels que la location d’une balance pour peser bébé après chaque tétée.

Certaines maternités et pédiatres vous proposeront alors assez vite un biberon de complément pour éviter les pertes de poids dangereuses. Cette méthode est très controversée, car selon les conseillères en lactation, il ne faut absolument pas proposer la tétine d’un biberon au bébé au risque qu’il ne s’accoutume puisque le débit est plus facile et rapide. Vous jugerez par vous-même au final en ayant à l’esprit que si vous voulez allaiter, vous allez devoir vous montrer très disponible les premiers jours et vous armer de patience. C’est-à-dire que votre bébé devra être mis au sein à la demande, même s’il ne tête que pour s’endormir, il se familiarise avec la tété du plaisir qui facilitera aussi l’allaitement par la suite.

La façon la plus efficace de stimuler votre montée de lait est la mise au sein systématique, régulière voire prolongée les premiers temps. Vous voulez être sûre que bébé prend bien au sein ? N’hésitez pas alors à faire appel à une consultante en lactation pour vous aider au retour de la maternité, en prenant le temps qu’il faudra pour adopter la bonne position…et lui poser toutes les (nombreuses) questions que vous aurez !

Cas particuliers :

Les femmes qui ont subi une césarienne n’ont pas pu secréter la prolactine qui est souvent déclenchée durant le travail et l’expulsion du placenta. Alors, il n’est pas rare de devoir attendre une ou deux journées de plus avant la première montée de lait. Il suffira juste d’être un peu plus patiente et ne pas hésiter à mettre son bébé au sein dès que possible pour favoriser la stimulation hormonale et les premières montées de lait.

Aussi certaines jeunes mamans peuvent présenter des pathologies qui ralentissent voire entravent la production de lait comme les dérèglements hormonaux liés aux kystes des ovaires, aux problèmes de thyroïdes ou des anomalies de l’hypophyse mais aussi des pathologies bien spécifiques de la glande mammaire. Mais ces raisons sont rares et isolées, votre médecin aura normalement fait la prévention à ce sujet pendant la grossesse.

Comment augmenter la sécrétion de lait ?

Si vous n’avez pas envie d’abandonner l’allaitement, il est important de beaucoup boire (eau, tisane). Vous pouvez également incorporer à votre alimentation des nutriments galactogènes.

C’est le cas par exemple du Fenugrec qui est reconnue par de nombreuses civilisations pour augmenter la lactation. Selon certaines croyances, cette plante donnerait un gout appâtant au lait. Il n’y a pas d’études précises qui ont pu démontrer les raisons de l’augmentation du lait après une cure. Je l’ai testé et vous recommande de ne pas oublier de porter des coussinets d’allaitement, car ça peut faire tâche à l’extérieur !

Focus sur GALACTOGIL LACTATION

La marque Galactogil est connue des mamans depuis 1947 qui se sont vues prescrire des petits granulés pour augmenter la sécrétion lactée naturellement.
GALSACH_PACK_SACH_FRNDLD_HDAujourd’hui, les jeunes mamans peuvent utiliser Galactogil Lactation, qui se présente sous forme de sachets à diluer et ne nécessite pas de prescription médicale. La composition 100% naturelle regroupe une synergie de plantes reconnues pour soutenir la production de lait. C’est le cas du fenouil, de l’anis et du malt d’orge. Par ailleurs, les tisanes de fenouil sont très souvent recommandées pour les femmes allaitantes, mais leur goût particulier ne fait pas l’unanimité. C’est un souci résolu avec ce sachet soluble qui ne se prend que trois fois par jour, dans un verre d’eau. En plus d’augmenter la production de lait, Galactogil Lactation protège l’ossature de la jeune maman grâce à sa formule enrichie en carbonate de calcium. En effet, pendant la grossesse et l’allaitement, le foetus puis le bébé prélèvent aux mamans du calcium pour mieux former leur propre ossature. D’éventuelles carences peuvent alors apparaître.

Dès la première cure d’une semaine, les résultats sur la production de lait sont visibles, même si cela ne doit pas modifier la mise au sein. Car rien ne remplace la stimulation de la succion de votre bébé !

90% des femmes assurent que « l’allaitement se passe bien avec Galactogil Lactation », selon les tests cliniques de la marque. Vous pouvez utiliser ce produit au moment de la montée de lait lors de votre séjour à la maternité, par intermittence lors des « pics de croissance » qui surviennent généralement vers 3 semaines, 3 mois et 6 mois lorsque votre bébé se mettra à réclamer plus fréquemment le sein. Il entre dans une période d’adaptation liée à l’augmentation de ses besoins. Suivez son rythme et donnez-lui le sein aussi souvent qu’il le réclame. Votre lactation s’adaptera en fonction, et si besoin un petit coup de pouce de Galactogil Lactation sera appréciable !

A partir de 8,50 €

Plus d’informations : www.laboratoiresiprad.com/produits/galactogil-lactation

L’auto-massage de la poitrine peut aussi permettre de désengorger les seins (lorsque la poitrine est gorgée d’eau infiltrée dans les tissus, à la place de lait) et peut faciliter l’allaitement. Plusieurs applications sont efficaces et vous soulageront. D’abord sous la douche, vous passerez de l’eau chaude sur votre poitrine pour détendre les tissus, puis appliquerez de l’huile de massage spéciale poitrine comme celle de Weleda pour masser en gestes amples votre poitrine en partant de sous l’aisselle jusqu’au mamelon dans un geste rotatif et doux. Si vous avez une montée de lait, alors vous pouvez aussi passer au massage aréolaire qui consiste à expulser votre lait manuellement, pour le vider et faciliter aussi l’éjection. Il s’agit de presser le mamelon entre votre pouce et l’index placé au dessus et dessous, et provoquer le flux de lait, comme lors de la succion. Vous pouvez recueillir ce lait ou bien préparer ainsi la tétée de votre bébé en évacuant le “pré-lait”. Particulièrement recommandé pour les bébés qui ont peu de vigueur dans la succion.

Comment continuer à produire du lait après la reprise du travail ?

C’est facile de maintenir un allaitement lorsqu’il se fait à la demande. Mais les choses se compliquent lorsque vous devez reprendre le travail. Alors, il n’est pas évident de tenir un allaitement exclusif régulier et sur le long terme. Si vous refusez d’administrer un autre lait que le vôtre, vous allez devoir avoir recours au tire-lait. Le fait de tirer son lait entretient la lactation et évite l’engorgement mammaire.

Il existe des tire-laits manuels ou électriques, à pompage double ou solo. Vous le choisirez selon votre confort et préférence. Sachant que vous êtes remboursée de la location du tire-lait électrique par l’assurance maladie (votre mutuelle couvre les frais du matériel de location en supplément comme les téterelles). Concernant le choix du tire-lait manuel, ils sont sensiblement tous identiques seules les tailles et textures de téterelles varient.

Pour les mamans allaitantes au travail, sachez que la législation permet des temps de pause pour que vous puissiez tirer votre lait. Vous pouvez stocker votre lait au frais (3 jours au réfrigérateur et 3 mois au congélateur). Même si la plupart du temps, l’allaitement au travail permet surtout de maintenir les montées de lait et leurs cycles pour ne pas en diminuer leur sécrétion.

Même si la production de lait est théoriquement inépuisable tant qu’il y a une stimulation (en Corée des mamans allaitent jusqu’aux 7 ans de l’enfant!), avec le temps les tétées vont s’espacer pour laisser place à la diversification alimentaire. Les mamans prennent alors le relais en mijotant des petits plats gourmands… et sans l’angoisse cette fois-ci de ne pas produire assez!

Comment prévenir et soulager les bobos d’allaitement ?

Lors de notre rencontre futures mamans à Paris, nous avons demandé à deux expertes de partager des conseils issus de l’atelier “Nourrir bébé”. Un focus est porté sur quelques produits clés pour accompagner et apporter confort à la maman qui désire allaiter. Ericka et Christel, deux mamans, témoignent également de leur expérience.

 

Voilà, les Mums, nous espérons avoir pu vous donner quelques pistes pour maintenir votre allaitement avec plus de facilité et plus en sérénité, pour vous et votre bébé.  N’hésitez pas à partager vos conseils à votre tour…

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