
Nourrir un bébé avec des compotes et des purées dans ses premiers mois peut sembler simple : choisir les ingrédients, les mélanger, ajuster selon les goûts… Pourtant, derrière cette apparente facilité, parfois renforcée par le recours à des recettes 100 % bio comme celles de Good Goût, il convient de prendre certaines précautions essentielles pour respecter la fragilité de l’organisme du tout-petit et répondre à ses besoins spécifiques.
Passons en revue les idées reçues, les conseils et les étapes à suivre pour une diversification alimentaire réussie, avec les conseils de l’équipe Good Goût et d’Alexandra Goemaere, naturopathe,
Il faut mélanger plusieurs ingrédients pour initier bébé à la variété
Par réflexe, on a souvent tendance à mélanger plusieurs légumes — avec la pomme de terre comme base — ou à combiner différents fruits dans une même compote. Pourtant, le système digestif de votre bébé étant encore immature, il est préférable, dans un premier temps, de lui présenter chaque aliment séparément afin qu’il puisse en apprécier pleinement le goût.
Sachant que les enfants (et même les plus grands !) ont une préférence naturelle pour le sucré, il est conseillé de commencer la diversification alimentaire par les légumes — carotte, courgette, brocolis, patate douce… — avant d’introduire, environ 15 jours plus tard, les fruits comme la pomme, la poire, la banane ou la prune. Jusqu’aux six mois de bébé, il est préférable de proposer les fruits cuits à la vapeur, afin de protéger ses intestins encore fragiles tout en préservant les nutriments. Les fruits crus, bien mûrs et correctement mixés, peuvent être introduits en seconde intention dès 7 mois, et les légumes crus à partir de 10 mois.

Diversification : il faut bannir tous les fruits exotiques
Les fruits exotiques ne sont plus considérés comme allergènes, hormis le kiwi qui nécessite d’être vigilant. Aussi les experts recommandent d’introduire au plus tôt les produits à potentiel allergique pour que la flore du bébé se développe au contact d’antigènes. Du moment que ces fruits exotiques sont bien mixés et bien cuits, ils ne poseront pas de problème à votre bébé ! C’est pourquoi vous retrouvez chez Good Goût des gourdes de fruits à base de mangue et d’ananas dont les petits raffolent .
Mon enfant refuse de manger : je dois tout changer !
« Ah lui, il est comme son père, pas moyen de lui faire avaler des aubergines ! » Ne tirons pas de conclusion trop hâtive. C’est seulement après avoir présenté l’aliment 8 à 10 fois à bébé qu’il est possible de décréter qu’il n’aime décidément pas ce que vous lui avez proposé. Patience, patience !
Il est bien sûr frustrant de voir le petit plat préparé avec soin finir systématiquement dans le frigo ou la poubelle. Plus vous prenez le refus de votre bébé comme quelque chose de personnel, plus vous risquez de vous énerver — et lui ressentira forcément votre stress. Si la situation perdure ou que vous avez un doute, n’hésitez pas à consulter votre pédiatre pour être rassuré.
Communiquer avec bébé, c’est possible pendant son repas !
Avant que votre bébé ne rentre dans le langage, il sait déjà exprimer ses préférences, ses envies et l’alimentation n’y échappe pas. Une aubaine pour les parents à l’affut du moindre signe approbateur du repas servi !

Mais pas seulement : c’est une belle opportunité, en le questionnant sur le contenu de son assiette (fruits, légumes, texture, température…) de rendre l’enfant acteur et de limiter ses frustrations. Nous avons eu la chance lors du Petit Déjeuner Good Goût à Bruxelles d’accueillir Stéphanie de Le cocon de Stéfamille pour prodiguer des conseils sur la communication gestuelle. En voici quelques enseignements :
Auprès de qui apprendre à signer avec bébé ? Il est important de savoir que la langue des signes n’est pas universelle, donc diffère d’un pays à un autre (parfois même en plus de la lsf officiel, il existe des dialectes). Il vous faut donc trouver des ateliers vous permettant d’apprendre et d’assimiler. Car bien évidemment une séance ne saurait suffire pour retenir les gestes. À Bruxelles, Le Cocon de stéfamille organise régulièrement des cycles d’ateliers, et en France vous pouvez vous référer à la carte des animateurs d’ateliers « Eveil et Signes ».
Quand puis-je débuter à signer avec mon bébé ? Pas trop tôt sinon les parents peuvent se décourager en ne voyant pas de signes venir, même si le bébé assimile tout durant ce laps de temps. On conseille donc d’attendre que le bébé ait 6 à 8 mois, de sorte qu’il soit également parfaitement capable de bouger bras et mains, essentiels à la communication gestuelle !
2 ans et demi, c’est trop tard pour commencer ? Non, car signer constitue une richesse dans votre communication et il y a des moments où votre bébé aimera davantage signer que parler (par exemple : il est malade ou vous fait un signe au travers d’une vitre). Certains mots prononcés par l’enfant sont parfois difficilement compréhensibles, avoir un support visuel aide à mieux comprendre. C’est un langage familial
Comment ça se passe concrètement ? L’enfant apprend par mimétisme, vous parlez et vous signez en même temps. Il est toujours important de se positionner face à l’enfant et de réduire son débit de parole. On signe pour soi, donc avec la main qu’on veut ! On introduit un ou 2 signes maximum par phrase (au début).
Et si je signe approximativement ? Les enfants apprennent par imitation, au début leurs signes seront maladroits et c’est normal, on ne le corrige pas. Par contre, en temps qu’adulte, on se doit de respecter complètement le signe, par respect pour la communauté sourde. Les signes sont faciles à mémoriser, pas d’inquiétudes à avoir.
En conclusion, la communication gestuelle est un merveilleux outil qui développe une complicité très forte au sein de la famille et renforce la confiance en soi chez l’enfant.
Il ne faut ajouter ni sel ni matières grasses aux légumes de bébé
Ah mais le gras, c’est la vie ! Plus sérieusement, on fait souvent la chasse au gras, mais on se trompe de combat. Effectivement, les additifs sont à bannir dans les purées et les compotes jusqu’à la première année de votre bébé, comme le sucre et le sel.
Par contre, les matières grasses sont essentielles au bon développement de votre bébé, notamment de son cerveau et de sa vision. Comme le corps de votre bébé ne peut pas fabriquer d’acides gras essentiels, il est important de veiller à ce que son alimentation apporte des « bonnes graisses », notamment les oméga‑3, oméga‑6 et oméga‑9.
- Où en trouver ? Dans les huiles de colza (bon rapport oméga 3-6-9) et d’olive (oméga 9).
- Comment les choisir ? Optez pour des huiles bio 1ère pression à froid comme l’huile bébé bio Quintesens.
- Comment les intégrer ? Ne les faites pas cuire avec la purée, vous perdriez en qualité nutritionnelle. Ajoutez simplement une cuillère à café après cuisson. Dès que votre bébé a bien assimilé une huile, n’hésitez pas à lui proposer d’autres huiles pour équilibrer les apports nutritionnels puisqu’aucune ne se ressemble !
Diversification et digestion : bon à savoir
Le système digestif de votre bébé étant immature, il est fréquent que des problèmes digestifs surviennent pendant ses premières années. L’introduction de nouveaux aliments peut venir causer des petits tracas. L’important est d’être toujours dans l’observation.
Parmi les ingrédients pouvant incommoder l’appareil digestif de votre bébé, vous trouvez
- Le blanc d’œuf. Potentiellement allergisant, le proposer à partir de 1 an, et bien cuit !
- Protéines bovines. Ne pas en proposer le soir, pour éviter la surcharge rénale et un sommeil perturbé.
- Légumineuses. A faire tremper 12h dans l’eau avant cuisson pour les rendre plus digestes et bien les mixer.
- Epices. On attend que bébé se soit bien habitué aux aliments avoir d’ajouter des pincées de curry ou de cannelle. Les associer à des aromates pour les rendre moins irritantes.
- Fromage. A partir de 8/9 mois, l’organisme est prêt à assimiler le fromage source de calcium, mais attention aussi riche en sel, matières grasses et protéines animales. Evitez les fromages industriels ultra transformés. Vous pouvez introduire des fromages de chèvre ou de la brebis pasteurisé. Au lait cru, c’est la garantie de bons nutriments mais un risque potentiel d’infections. Au lait stérilisé, vous donnez des aliments morts et vous n’avez pas pour autant la garantie d’absence de bactérie pathogène. L’important reste de faire goûter par petite quantité et d’observer !
Petits conseils si vous souhaitez introduire les éléments ci-dessus : testez-les avec votre bébé le midi pour être disponible en cas de réaction allergique, ajoutez des herbes aromatiques (basilic, aneth, estragon…) dès l’âge de 8 mois pour faciliter la digestion.
Mon bébé doit boire à chaque repas
Tout dépend de son âge et si votre bébé est allaité.
En cas d’allaitement exclusif ou mixte, bébé trouvera dans le lait maternel ce dont il a besoin pour s’hydrater. Et le lait maternel s’adapte en fonction des saisons (plus riche en eau l’été par exemple) et des besoins de votre bébé ! En cas de canicule ou de fièvre, il n’est pas nécessaire de proposer de l’eau à un bébé allaité. Pour vous rassurer, vérifiez la quantité d’urine dans ses couches et vous, maman allaitante, buvez de l’eau !
Avant 6 mois, il n’est pas recommandé de proposer de l’eau à son enfant, car cela peut fragiliser ses reins encore immatures et créer un sentiment de satiété.
Au moment de la diversification alimentaire, si votre bébé est nourri au biberon par ailleurs, il est possible de lui proposer de l’eau au moment des repas comme en dehors. Cette eau doit être la plus pure possible (faible teneur en minéraux et en résidu sec) comme par exemple Montcalm, Watwiller ou Mont Roucous. Si vous choisissez de donner de l’eau du robinet, renseignez-vous auprès de votre mairie sur sa composition et, si nécessaire, utilisez un filtre avant de la proposer à votre bébé.
Good Goût ajoute des ingrédients bizarres dans ses recettes
La réponse est non ! Chez Good Goût, toutes les recettes sont concoctées sans ingrédients bizarres. Par exemple, leur fameuse gourde mangue contient 99.9% de mangues et 1 goutte de jus de citron ! Et rien d‘autre !
Les compotes sont liquides car elles sont composées naturellement de l’eau du fruit. Certains fruits contiennent plus d’eau que d’autres (la poire par rapport à la banane par exemple), et à la fabrication certains fruits peuvent être plus ou moins mûrs et de fait la quantité d’eau peut varier.
Si de la pomme est ajoutée au fruit (seul), alors cela peut réduire cet aspect liquide. Mais Good Goût conseille de proposer aux bébés les fruits et les légumes seuls au début de la diversification.
En conclusion, il n’y a pas d’ingrédients bizarres dans les compotes et purées proposées par la marque, qui travaille sur des listes courtes et simples d’ingrédients bio et sourcés localement, et les détaille sur son site web.


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Crédit photo : Benoit Deprez
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