Quand on dit que la PMA est un parcours semé d’embûches, c’est peu dire. S’accrocher, ne rien lâcher, rester motivée. Ça a été le mantra pendant 5 ans d’Aurélia, fidèle lectrice du blog de Christel puis de Mum-to-be Party. Quand on est un jeune couple, qui vient de se marier et veut fonder une famille … on n’est pas préparé à ça et à entendre qu’on est infertile. Aurelia partage avec vous son histoire et son combat pour tomber enceinte, qui l’a mené sur la pratique de Sophrologie.

Le début de notre combat…

Le lendemain de notre mariage, nous avions décidé « de nous lancer », nous étions prêts à fonder une famille, notre famille. Une nouvelle page de notre histoire allait s’écrire. Les premiers mois, nous étions plein d’entrain, de fougue, de confiance.

Après quelques mois où rien ne vient (sauf les règles, que l’on supporte de moins en moins de voir arriver) on patiente, car on sait bien qu’un bébé n’arrive pas sur commande.

pma-sophrologie-2credit photo @pinteret

Je me souviens de ma gynécologue, douce et rassurante, qui calmait notre impatience

Ça ne vient pas comme ça ! Avant un an d’essai, on ne s’alarme pas.

Et on rentrait chez nous reboostés, motivés et sûrs que bientôt notre tour viendrait.

Une année est passée. La gynéco m’a alors demandée de faire chaque jour ma courbe de température afin de déterminer le moment le plus propice à la fécondité (bref, savoir quand on ovule!). Ce contrôle quotidien était facile et rapide, mais il n’est pas si anodin que ça (en tous cas dans mon vécu), car il prive le couple d’une certaine spontanéité dans ses rapports. Cela m’a en plus valu un épisode assez traumatisant, me réveillant un matin avec une forte hémorragie. Urgences, fibroscopie, endoscopie, opération par coloscopie, et une semaine d’hospitalisation. Mon thermomètre, modèle à l’ancienne, était au mercure et une micro fissure avait provoqué une ulcération de mon rectum. Quelques mois plus tard, j’avais récupéré physiquement et la gynéco nous a prescrit, à mon mari et moi, quelques examens « de contrôle ».

Spermogramme pour Monsieur, prise de sang et test de Hühner pour moi (on teste la réaction des spermatozoïdes face à l’acidité de la glaire). Là on a découvert les labos spécialisés en infertilité, remplis de couples au coeur lourd et au regard triste. Les examens ayant révélé une légère acidité de la glaire cervicale, la gynéco nous a proposé de faire une insémination artificielle. Stimulation hormonale par voie orale, contrôle d’ovulation et le jour J, Monsieur file au labo faire son dépôt, qui est alors inséminé par la gynéco au fond de l’utérus. D’après elle, ça a allait «contourner ce léger problème d’acidité». On y croyait.

Mais au bout de la 3ème tentative, la gynéco nous a annoncé, la mine un peu déconfite

Je ne peux pas aller plus loin avec vous, je vais vous orienter vers un confère spécialiste de l’infertilité.

Là le mot tombe comme un couperet. Infertilité; nous sommes « un couple infertile ». Ce fut une vraie chute libre, une bascule vers un autre univers, comme une étiquette qui se colle à vous, empreinte d’échec, d’incapacité, et qui apporte un profond sentiment d’injustice. La pilule a eu du mal à passer mais la nouvelle gynéco se montrant très enthousiaste et positive, le moral est revenu et nous nous sommes préparés au nouveau traitement. Je me rappelle dans les 1ers temps de mon ventre couvert de bleus à cause des injections quotidiennes.

A la suite du 1er transfert je me souviens de ses mots :

Félicitation ! vous êtes enceinte !

Nous sommes restés stoïques. Elle sous-entendait que le transfert avait forcément marché et que donc j’étais enceinte ?

Oui Madame, vous avez 2 embryons dans l’utérus, vous êtes enceinte, bravo !

Si je la recroisais aujourd’hui je n’hésiterais pas à lui dire que ses paroles, même si elles se voulaient encourageantes, étaient en fait extrêmement maladroites et dangereuses car des transferts (avec 2 à 3 embryons à chaque fois), il y en a eu plus d’une dizaine et autant d’échecs ; Cela voudrait dire que j’ai perdu autant de bébés ? Certainement pas !. Comment une professionnelle de santé peut-elle être aussi indélicate et si peu psychologue ?

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Nous avons alors préféré changer de gynéco et c’est là que nous avons alors rencontré celui qui allait nous accompagner pendant 3 ans. Le Dr D. (que j’aime d’amour car je lui dois ma 1ère grossesse mais aussi le fait d’être qui je suis aujourd’hui)

Nouvelle batterie d’examens et très vite (« oui Madame, vous n’êtes plus si jeune ! ») la 1ère ponction. Le Dr D. parlait technique, timing mais sans pathos.

Ponction, transferts, congélation, transfert… les mois passaient et autant de déconvenues. Nous avions d’ailleurs décidé de ne plus en parler à nos proches pour éviter les questions mais aussi les mines gênées ou les apitoiements à l’annonce des résultats négatifs. Fatigués physiquement et émotionnellement par ces montagnes russes émotionnelles, ces périodes de motivation, déception, découragement…

Mais nous avions toujours cette envie inépuisable de fonder une famille alors nous avons décidé d’entamer, en parallèle des FIV, une procédure d’adoption. Et là, il faudrait un article dédié car c’est aussi un vrai combat où l’on doit prouver à des gens pas toujours bienveillants (assistante sociale, psy…) notre capacité à être de bons parents.

Ce fût d’une grande violence, mais un lundi de mai 2011 nous avons reçu notre agrément. Nous étions jugés « apte à être parents ». Le lendemain, je me suis tout de même rendue à la clinique car nous avions prévu un transfert d’embryon, le dernier. Une nouvelle aventure nous attendait, un nouvel espoir.

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credit photo @pinteret

Croyez-le ou non mais 14 jours plus tard, le Dr D. m’appelait.

Madame, je tenais à vous appeler en personne. C’est positif .

Je me revois encore face à mon plateau de cantine… rien que de l’écrire, j’en frissonne encore.

L’aide de la sophrologie

Mon cœur explosait, mes jambes flageolaient, je n’y croyais pas. Le reste ne fût que Bonheur. C’est lors de ma grossesse que j’ai découvert la Sophrologie. Je cherchais une technique pour m’aider à préparer mon accouchement. Je tenais à vivre pleinement mon accouchement, à me sentir actrice, à me sentir capable de maîtriser mon corps, moi qui -pendant ces 5 années- en avait été tellement dépossédée.

sophrologie-pmacredit photo @biba

Les exercices de respiration et de visualisations m’ont permis de vivre un merveilleux accouchement (avec le Dr D. bien sûr !), sans (trop) d’appréhensions et surtout en gérant les douleurs des contractions. J’ai poursuivi ensuite après la naissance de mon fils la pratique de la Sophrologie et quelques mois plus tard, je tombais enceinte, et le plus naturellement qui soit !

Après la naissance de mon second fils, je décidais de me former à la Sophrologie pour, à mon tour, faire découvrir cette méthode à des femmes désireuses de fonder une famille, et surtout pour accompagner les femmes vivant un parcours de PMA. Comment ? Via des exercices de respiration, de décontraction musculaire et de visualisation d’images ressources positives. Ces outils vont les aider à chasser leurs appréhensions avant le traitement, et à s’apaiser physiquement et mentalement pendant l’inhibition ovarienne.

Puis la Sophrologie va leur ramener de la sérénité, ce qui leur permettra de contrôler leurs pensées pour se concentrer sur le positif. C’est un des principes majeurs de la Sophrologie, « le principe d’action positive » : la pensée positive amène à agir positivement ce qui va faire émerger des ressentis positifs, c’est un cercle vertueux !

Les femmes vont ensuite pouvoir optimiser le traitement en stimulant leur production ovarienne notamment via les visualisations positives basées sur leurs ressources personnelles. La Sophrologie va aussi les aider à renforcer leur détermination pour rester motivées et à accroître leur confiance en leur corps (notamment avant la ponction). Enfin, elles vont optimiser le potentiel de leur corps à accueillir une grossesse et développer l’estime de soi (pendant l’attente des résultats).

En lâchant prise et en retrouvant cette confiance si précieuse, les femmes vont se sentir mieux dans leur corps et dans leur tête ce qui va naturellement optimiser les chances de réussite de la FIV.

Même s’il n’y a aucune garantie du succès du protocole de PMA, les femmes pratiquant la sophrologie seront dans les meilleures dispositions possibles !

Un grand merci à Aurélia pour ce partage sincère ! 

Logo seul.pngAurélia Brand Deligne, Sophrologue certifiée, spécialisée dans l’accompagnement des Femmes en Périnatalité, Enfants / Adolescents, et Troubles du Sommeil.

Cabinet Paris 18ème (54 rue Damrémont et 21 rue Caulaincourt)
Chaque vendredi à La Maison Nomade - Gare de l’Est
A domicile (Paris et RP)

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