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La vaccination du nourrisson entre obligation et principe de précaution

Bébé assis regardant une seringue, vaccination du nourrisson.

La vaccination est un passage obligé pour tous les bébés, et rendue d’autant plus nécessaire si votre bébé vous suit en voyage ou intègre une structure collective. Depuis plusieurs années de nombreuses informations circulent sur les vaccins : les effets nocifs sur la santé, les différents lobbys qui servent les intérêts des grands groupes pharmaceutiques… Le sujet est d’ailleurs revenu sur le devant de la scène suite à une baisse de la couverture vaccinale en France mais surtout suite au retour de la rougeole dans certaines régions ! Difficile de démêler le vrai du faux sur la vaccination, une pratique datant pourtant de plus de 2 siècles.

Vous êtes futur parent et vous souhaitez être le/la mieux informé(e) sur la vaccination ? Vous trouverez dans cet article différents éléments sur la vaccination, les études, les recommandations d’experts et le nouveau calendrier vaccinal pour les bébés (enfant âgé de moins de 18 mois).

Petit rappel sur la vaccination

On l’apprend souvent à l’école : en 1885, Louis Pasteur marque une étape majeure de l’histoire de la médecine en administrant un traitement contre la rage à Joseph Meister, un enfant mordu par un chien enragé. Cependant, le premier vaccin de l’histoire est celui contre la variole, développé par Edward Jenner en 1796. Dans les années 1920, le vaccin BCG contre la tuberculose est mis au point, tandis que les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche se développent progressivement et seront généralisés dans les décennies suivantes. Le vaccin contre la grippe apparaît quant à lui dans les années 1930 et sera utilisé à grande échelle durant la Seconde Guerre mondiale, notamment chez les militaires.

Les vaccins, comment ça marche ?

Une question pas si simple que ça ! La vaccination consiste à administrer une substance contenant des antigènes, issus d’un agent infectieux (virus ou bactérie) ou d’un équivalent synthétique. L’objectif est de stimuler le système immunitaire afin qu’il développe une protection spécifique contre cet agent. Ces antigènes peuvent être présentés sous différentes formes : agents vivants atténués, inactivés, fragments protéiques, toxines inactivées ou encore ARN messager.

La réponse immunitaire induite permet la production d’anticorps. Ainsi, lors d’un contact ultérieur avec le véritable agent infectieux, le système immunitaire réagit plus rapidement et de manière plus efficace, limitant le développement de la maladie.

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la vaccination est une des pratiques sanitaires les plus efficaces et économiques. Grâce aux nombreuses campagnes de vaccination, la variole a été éradiquée depuis 1980. La vaccination a également permis de réduire presque totalement les cas de poliomyélite et de faire baisser de manière significative la mortalité due aux cas de diphtérie, tétanos, coqueluche, tuberculose et à la rougeole.

Ce qui a changé depuis le 1er janvier 2018 ?

Depuis 2018, la vaccination infantile en France a été profondément renforcée. Et en 2025–2026, de nouvelles évolutions importantes sont venues compléter ce dispositif, notamment contre les méningocoques et certaines infections respiratoires.

Depuis le 1er janvier 2018, le nombre de vaccins obligatoires chez le nourrisson est passé de 3 à 11.

Les vaccins devenus obligatoires étaient :

  • diphtérie, tétanos, poliomyélite (déjà obligatoires)
  • coqueluche
  • Haemophilus influenzae b
  • hépatite B
  • pneumocoque
  • rougeole, oreillons, rubéole
  • méningocoque C (à l’époque)

Ce qui a changé depuis 2025 (et donc en 2026)

Depuis le 1er janvier 2025, le méningocoque C seul n’est plus utilisé dans le schéma obligatoire, il est remplacé par : méningocoques ACWY et méningocoque B. Il s’agit de l’évolution la plus récente du calendrier vaccinal.

    Nouvelle protection contre la bronchiolite (VRS)

    Depuis 2023–2025, sont arrivés sur le marché de nouveaux moyens de prévention contre le VRS, le virus de la bronchiolite, soit par injection d’anticorps au nourrisson (ex : nirsevimab), soit grâce à la vaccination de la mère pendant la grossesse.

    Les vaccins obligatoires chez l’enfant sont pris en charge par l’Assurance Maladie selon les tarifs conventionnels, complétés le cas échéant par la mutuelle, ce qui permet une couverture financière généralement très large.

    Que se passe-t-il si je ne vaccine pas mon enfant ?

    Outre le risque évident pour sa santé, et celle des autres, refuser de vacciner son enfant expose à certaines difficultés administratives. Depuis la réforme de 2018, la vaccination conditionne l’entrée en collectivité (crèche, école, assistante maternelle), en l’absence de contre-indication médicale. En pratique, un enfant non vacciné conformément au calendrier obligatoire ne peut pas être admis en collectivité, sauf situations très particulières ou rattrapage vaccinal en cours.

    Contrairement à certaines idées reçues, il n’existe pas d’amende automatique ni de poursuites pénales pour les parents en cas de non-vaccination. Le cadre repose avant tout sur une obligation sanitaire et administrative liée à la protection de l’enfant et de la collectivité.

    Une nouvelle obligation vaccinale qui n’est pas le fruit d’une décision unilatérale du Ministère de la Santé mais bien celui d’une concertation citoyenne sur la vaccination, composée de civils, qui a rendu son rapport au Ministère en présentant ses recommandations face à une couverture vaccinale insuffisante et la réapparition de certaines épidémies comme la rougeole.

    Vous pouvez retrouver le calendrier vaccinal 2025 ici.

    Le contexte en France

    Le scepticisme face à la vaccination ne date pas d’aujourd’hui. En 1998, une étude publiée dans la revue The Lancet par le médecin britannique Andrew Wakefield va pourtant marquer durablement les esprits. Elle suggère un lien entre le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et l’autisme chez les jeunes enfants. L’étude sera ensuite totalement remise en cause : enquêtes après enquêtes, des irrégularités importantes et des conflits d’intérêts sont mis en évidence, jusqu’au retrait de l’article en 2010 et à la radiation du médecin au Royaume-Uni.

    Malgré cela, et même en présence de nombreuses études n’ayant jamais confirmé ce lien, cette idée va continuer à circuler. Elle contribuera à nourrir la méfiance vaccinale dans une partie de la population. Dans ce contexte, des mouvements antivaccins vont progressivement se structurer et amplifier la diffusion de ces thèses.

    Le scepticisme face à la vaccination ne date pas d’aujourd’hui. En 1998 déjà, une étude du médecin britannique Andrew Wakefiled publiée dans revue médicale The Lancet prétendait démontrer le lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme chez les enfants en bas âge. Après un démenti de cette étude (dont les résultats auraient été truqués) et les nombreux autres rapports publiés ne suffiront pas à rassurer et endiguer la méfiance de certains… Des associations « antivax » n’ont pas tardé à relayer ces propos et à prendre de l’ampleur.

    Une méfiance qui semble même s’être accentuée ces dernières années. Selon une enquête internationale de la Wellcome Global Monitor, menée avec l’appui de l’institut Gallup auprès de plus de 140 000 personnes dans 144 pays, la France fait partie des pays où la confiance dans les vaccins est la plus fragile. L’étude montre qu’une part importante de la population française exprime des doutes quant à la sécurité des vaccins, plaçant la France parmi les pays les plus sceptiques sur ce sujet.

    Le retour de la rougeole

    Suite aux informations relayées par des associations anti-vaccins, des professionnels de santé et même des influenceurs, certains parents ne font pas vacciner leur bébé ou bien tardent à le faire. Dans certaines régions, la couverture vaccinale optimale de 95 % n’est pas atteinte et la rougeole, que les spécialistes pensaient voir disparaître, a fait son grand retour en France mais aussi dans le monde ! Plusieurs foyers ont été recensés comme l’Alsace, Tours, Toulouse ou encore la Côte d’Azur. Ces nouveaux cas de rougeole inquiètent l’OMS qui les surveille de près comme aux Etats-Unis, au Brésil ou encore au Soudan où des foyers de la rougeole ont fait surface. Il faut rappeler que le virus de la rougeole est très contagieux et peut entraîner des complications graves notamment chez les jeunes adultes.

    justine

    Trentenaire super dynamique, j'ai fondé Trucs De Nana en 2007 en parallèle de me études. Depuis sa création, le site a beaucoup évolué et il s’est professionnalisé en 2013. A côté de « TDN », je suis journaliste bien-être et forme pour la presse magazine (Shape, Fitness Management…) et pour la télévision (Direct 8, MCS Bien-être…).

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