Les hommes étant réputés pour leur tact légendaire, il nous semble utile, chers futurs papas, de nous permettre ce petit article-conseil, histoire de ne pas être à l’origine de disputes dans votre couple. À l’inverse : prenons pour objectif de vous apporter empathie et savoir-vivre à travers ces quelques lignes. Diplomatie deviendra ainsi votre 2e prénom.

Pour les plus avancés d’entre vous, il vous aidera, nous l’espérons, à vous renouveler dans vos échanges avec votre bien-aimée. Prenez ça pour un puits à nouvelles idées.

Les femmes viennent de Vénus…

Vous connaissez la suite. Hommes et femmes, la preuve est établie, ne communiquent pas de la même manière. Un « oui » pour un homme signifie… oui (logique), alors que prononcée par une femme, il peut parfois signifier « oui, mais non en fait » (sioux). À savoir que cette différence est d’autant plus importante en fonction du nombre de mois de grossesse.

Exemple (car je sens que certains ont déjà du mal à suivre) : vous demandez à votre femme enceinte si elle se sent bien. Elle vous répond « oui ». Le vous normal entendra qu’elle va bien et vous vous direz même que c’est drôlement chouette. Le vous coaché saura qu’elle appréciera tout de même que vous reposiez la question, pour être sûr, au cas où elle n’aurait pas osé vous dire la vérité la 1ere fois, et ainsi, lui montrer que VRAIMENT vous vous inquiétez pour elle.
C’est ici qu’il sera bon d’ajouter quelques mots à votre première interrogation : « ça va chérie, parce que je peux te faire un petit massage/cocktail sans alcool/bain ?» (cocher la mention adéquate).

Tact et diplomatie : tout est dans la mesure

Chers futurs papas, le coup de la langue tournée 7 fois dans la bouche avant de parler, il va vous falloir y penser. Fortement. La femme enceinte peut se montrer susceptible. Ainsi, vous ne direz pas :

  • Tu as l’air fatiguée (même si cela partait d’une bonne intention, à savoir la soulager de quelque chose). Elle comprendra qu’elle est une petite nature.
  • Tu as pris du poids (même si c’était pour lui signaler votre satisfaction à voir votre bébé grossir normalement). Elle comprendra qu’elle est moche.

Vous l’aurez compris, limitez les remarques sur son physique. Cherchez le positif : ses beaux cheveux, sa jolie poitrine (mais attention, elle peut être douloureuse et encombrante dans certains cas), son regard…

Plaignez-la : à petite dose.

Évidemment qu’elle est fatiguée, qu’elle a des coups de blues, qu’elle se sent de plus en plus incapable de faire des gestes du quotidien (l’épreuve des chaussettes, parlons-en !), alors, oui, vous pouvez la plaindre, en tout cas, lui faire savoir que vous comprenez, que vous la soutenez. Mais ne la prenez pas non plus, à l’opposé, pour une handicapée ou une malade en fin de vie. On évite donc les “Je vais t’aider à porter ce sac” à répétition surtout si le dit-sac est plutôt léger. Idem pour les invitations tardives que vous déclinez pensant bien faire. Proposez-lui plutôt un mode de transport agréable, et éventuellement la possibilité de rentrer un peu plus tôt qu’à l’ordinaire si elle en ressent le besoin.

Le meilleur est dans l’action

Pas facile tous les jours je vous l’accorde. Vous ne pouvez pas, je vous rassure, mesurer systématiquement son taux d’hormones/d’humeur au moment où vous lui parlez. Alors, parfois, des gestes valent mieux que des mots.
Soyez présent, câlin, protecteur, mais aussi responsable, fier d’elle, intéressé à ce qu’elle ressent et de ce qui vous attend.
Ecoutez-la, rassurez-la. Elle a besoin de vous. Vous avez besoin d’elle. Elle fabrique un bébé, le votre, avouez que ce n’est tout de même pas de tout repos !