Je ne suis pas de ces filles qui perdent facilement du poids. J’en prends par contre sans souci quand je me laisse aller à la gourmandise. Ce fut le cas pendant ma grossesse. Oui, je sais, bébé est en bonne santé, c’est le principal, blablabla. Sauf que  les mois ont passé, et on s’autorise à se regarder de nouveau le nombril. Ou d’autres le font à notre place et commentent notre récupération. Ces derniers kilos, ils sont très difficiles à chasser. Et sans régime, rien n’y fera.

Le problème est que parler minceur ou régime aujourd’hui, c’est, en simplifiant, passer pour la fille qui n’assume pas ses rondeurs et  qui ne sait pas profiter de la vie. La fille plutôt chiante avec ses menus sans saveur, ses barquettes toutes prêtes et sa bouteille de Contrex. Sauf que quand on n’est pas bien dans sa peau, ce n’est vraiment la peine de laisser la frustration et le manque de confiance en soi s’installer. Quand on s’est aimé à X kg, et qu’on en a 3, 6 ou 8 kilos en trop, il faut aussi soutenir les filles dans ce combat.

Les 2 premiers mois : l’attente

Après accouchement, on perd bien sûr beaucoup de kilos, mais il en reste encore un bon nombre sur la balance. Ce qui est flippant, c’est de t’entendre dire que  tu retrouveras ton corps d’avant au bout de 9 à 12 mois. C’est juste super long !!! Les 2ers mois sont très déprimants avec un ventre mou, des seins énormes (si on allaite), de la cellulite un peu partout et la nécessité de garder ses jeans de grossesse (le pire). Je suis personnellement scotchée de voir des célébrités hyper minces quelques semaines après accouchement, mais ne peux qu’expliquer ceci par un régime draconien, des exercices intensifs et une bande de nounous pour donner à manger/changer/calmer bébé quand il en a besoin. Et laisser la jeune maman vaquer à ses occupations sportives et au repos.

Évidemment, mon programme n’a rien de celui d’une star. Jonglant entre la garde de bébé et le boulot à domicile, je n’ai pas intégré le sport comme aide minceur (mis à part la marche). Sachant qu’il n’est pas recommandé d’en faire avant la rééducation périnéale, qui débute entre 6 à 8 semaines après l’accouchement (voir conseils coach sportif ici). Les 10 séances de kiné ont été très bénéfiques pour me remuscler et m’affiner, mais côté balance, niet.

Il faut dire que je ne faisais pas particulièrement d’efforts. Une journée avec bébé, c’est épuisant et le repas du soir, c’est la récompense ultime. Conséquence : ruée sur les produits plaisir comme le pain et le vin. C’est mal, mais ça me faisait, sur le moment, du bien. Cependant, chaque matin, au moment de devoir décider comment j’allais m’habiller, c’était la souffrance. Je voulais dire adieu aux pantalons de grossesses, aux leggings déformés et informes, et ne avoir mon ventre rouge et serré monstrueusement dans mon pantalon d’autrefois !

Premiers efforts vite récompensés

Il y a eu la semaine de thalasso, qui fut la rampe de lancement. Une semaine pour prendre soin de soi, avoir des conseils, et aussi le soutien permanent en journée de son chéri dans la garde de bébé. Bien plus que physiquement, moralement cette semaine a eu son effet bénéfique. Sans avoir du faire beaucoup d’efforts, j’ai réussi à perdre du poids (-1,6kg) et à me stabiliser. Voir le compte-rendu ici.

Les kilos de la fin, chagrin

Il faut que je me rende à l’évidence : plus on se rapproche de son poids de forme, plus ces kilos sont difficiles à perdre. Et il ne partiront que si j’entame un régime et/ou fais du sport.

Le régime

2 semaines après la thalasso, j’ai entrepris de tester le  programme nutritionnel Kitchendiet K1200 que je trouvais parfaitement adapté à ma situation.

  • Un apport calorique de 1′200 calories par jour, sur base de plats frais cuisinés sous la houlette d’un chef étoilé et livrés à domicile
  • Le suivi post et pré programme personnalisé par une diététicienne au téléphone
  • La possibilité de choisir les plats cuisinés du midi (ou du soir, au choix) parmi 16, mais aussi le petit déj, la collation et le dessert.

L’euphorie du départ :

  • Quand je reçois la livraison, j’ouvre le carton comme un cadeau. Plus besoin de se prendre la tête à 2h de l’après-midi et de se sécher devant une salade ou une salade !
  • Très joli emballage et belles photos de présentation : les plats font envie
  • Un petit fascicule est envoyé par courrier avec des conseils et le rappel du programme (quoi pendre, et quand)
  • Les plats sont vraiment très bons. Je me régale ! Moi qui ne mange pratiquement jamais de plat industriel, je trouve le goût très naturel et bien relevé. Un poil trop salé, mais vraiment bons et dans l’ensemble consistants. Il faut savoir qu’ils sont cuisinés à échelle artisanale par un traiteur dans un mode de cuisson proche du fait maison.
  • Pas de fringales. Les plats, avec la petite collation de l’après-midi, me calent vraiment bien.

Les moments où j’ai tiré la langue

  • Les céréales au petit-déjeuner. La portion est petite, même si recommandée dans tous les régimes du monde (30g), mais surtout l’impression en bouche n’est pas agréable. Trop léger, pas assez de saveur et de croquant.
  • Le manque de bol : je suis tombée sur le plat le moins rassasiant (les crevettes thaï) le jour où j’étais invitée dans ma belle-famille. Une faim de loup m’a pris. Je n’ai pas craqué, mais ce fut très éprouvant

Le bilan après 8 jours

  • La perte de poids sur une semaine n’est pas significative (-0,4kg vs. 1kg max avec ce type de programme après 8j) . Mais il faut préciser que 1) j’avais « quartier libre » le soir 2) c’était la semaine de mon anniversaire donc je me suis autorisée quelques desserts le soir, et quelques verres de vin/champagne. Cela peut suffire à rappeler au corps ses mauvaises habitudes. Il faut en effet du temps pour que l’organisme déclenche le mécanisme d’aller puiser dans les réserves. Sans cela, je pense que j’aurais perdu le double.
  • Si on parle habitudes justement, je pense que le gros point positif de ce régime est de structurer sa journée avec 3 repas + 1 collation, d’avoir une meilleure idée de la quantité et de la qualité des ingrédients que l’on peut ingérer. Je constate que j’ai la main bien trop lourde sur les céréales au petit dej ou les quantités dans mon assiette. Comment aurais-je pu alors perdre du poids avant?
  • Je prends conscience que la perte de ces 3 kilos résiduels se fera uniquement sur la durée. Il est utopique d’envisager un régime sur une semaine et basta. L’idéal donc pour ce programme (et c’est ainsi que les personnes l’abordent) est de le suivre minimum 3 semaines, avec une diététicienne qui peut nous aider quand on a des restos de prévu (quoi choisir sur la carte etc.) ou des diners chez des amis. Pour ma part, j’ai testé ce programme sur une semaine pour me faire une idée mais  pourrais bien le reprendre à la fin de l’été.
  • Mon ventre n’a jamais été aussi plat et le reste depuis la fin de ce régime.
  • Ce programme est idéal pour les jeunes mamans qui sont à domicile et peuvent prendre, seule, leur repas sans être tentée par autre chose, et surtout sans avoir à cuisiner! Pour celles qui ont repris le travail, le plat préparé peut se consommer le soir. Un gain de temps dans tous les cas.

Le prix : Programme K1200 (2 semaines) : 138,75€/semaine (2 repas + 1 collation/jour) + 9€ de frais de livraison

Pour plus d’informations sur Kitchendiet  et le programme post accouchement : http://www.kitchendiet.fr/programme-1200-calories-1.html

Le sport

J’ai cherché, cherché et recherché une salle de sport pouvant intégrer une garderie. A l’instar de celles que j’ai pu voir en Suisse, en Allemagne, en Hollande ou encore récemment en Angleterre. Mais à Paris, je cherche encore.

Une solution possible ? La gym poussette. Un coach sportif accompagne un groupe de plusieurs mamans accompagnées de leur bébé en poussette et c’est parti pour une séance d’une heure où on va bien faire bosser les abdos-fessiers.

J’ai fait récemment un essai au Bois de Boulogne, dont vous trouvez ci-après un petit extrait avec quelques conseils du coach sportif.

J’ai quand même mis 1h30 aller et 1h30 retour en bus (quand il n’y a pas 20 min d’attente). Sans parler que bébé a eu faim 10 min après le début du cours, donc arrêt obligé pour le ravitaillement…sous la pluie !!! Autant vous dire que je suis rentrée exténuée de ce cours. Motivée, certes, de faire du sport, mais dans ces conditions de stress (trafic, pleurs de bébé, change de bébé…), je me demande si un coach à domicile, quand le papa est de retour, n’est pas plus approprié. Surtout qu’il n’est pas forcément plus cher (17€ la séance de gym poussette vs. 20€ le coach à domicile après réduction d’impôts).

Pour plus de renseignements sur ce concept de gym poussette : form-mum.com

Et vous les futures/jeunes mamans, quel a été votre vécu vis-à-vis de la prise et de la perte de poids ?