Ayant suivi un cursus de Psychologie Clinique, Marine s’intéresse de très près à tout ce qui touche le développement de l’enfant, et à toutes les différentes étapes psychologiques que les parents traversent avec la grossesse et l’arrivée du bébé. Elle a donc décidé de créer son blog Maman Marine en avril 2017. Avec ce blog, Marine partage avec sa communauté son quotidien, ses humeurs et ses idées de future maman. Avec son univers reconnaissable, cette future maman blogueuse séduit grâce à des photos très douces. Découvrez le joli monde de Marine, future maman d’un petit garçon pour début octobre.

 Marine, quelques mots sur toi

MamanMarine-interview-blog

Je crois que vous avez bien résumé les choses ! Je pourrais rajouter que j’ai 33 ans et que je vis à Paris. Parallèlement à mon blog, je suis présidente d’une association qui aide les personnes « presque anorexiques » (l’AAPPA) et à la rentrée je préparerai un concours dans le but de me reconvertir (en continuant à travailler pour mon association). Je vous en dirai plus sur mes projets bientôt !

En seulement quelques mois tu as acquis une grande communauté fidèle et sincère. Comment expliques-tu cela ?

J’ai décidé de créer un blog pour faire partager mon expérience personnelle de future maman et à l’avenir ce que je lis en matière de psychologie du développement de l’enfant. J’espère pouvoir éclairer d’autres mamans sur différents sujets à travers mes articles. J’ai aussi créé un compte Instagram, j’ai suivi beaucoup de (futures) mamans et nous échangeons à travers nos photos, c’est très agréable de se sentir portée par une solide communauté. J’étais très surprise par la gentillesse et la bienveillance des femmes les unes avec les autres autour de la maternité, il y a beaucoup d’entraide et de douceur et je ne remercierai jamais assez les (futures) mamans pour tous leurs conseils et leur soutien !

Tu as arrêté le sport pendant ta grossesse : comment fais-tu pour rester en forme ?

En ce qui concerne ma routine avant de tomber enceinte, elle était simple, j’allais régulièrement à des cours de Pilates et de TRX et je faisais tout à pied pour éviter le métro. J’aime me sentir tonique, mais je ne suis pas une très grande sportive, ce n’est pas un besoin vital chez moi !
Du coup pendant ma grossesse j’ai tout arrêté, la seule chose que je continue à faire dès que je le peux, c’est de marcher. Je voulais me pencher sur le yoga ou Pilates pré-natal mais pour être franche, je n’ai pas trouvé la motivation pour en faire toute seule.
Par conséquent, j’aurais tendance à dire que la chose la plus importante à mes yeux pour rester en forme, c’est le sommeil, je me repose beaucoup. Je pourrais aussi vous dire que cela passe par une alimentation variée, équilibrée et dans des quantités raisonnables… « Manger deux fois mieux mais pas deux fois plus », mais sur ce point, je ne suis pas forcément un exemple à suivre… J’ai le palais d’un enfant de 7 ans et un bon coup de fourchette ! J’ai du mal à m’auto discipliner et la grossesse commence à me le rendre, même si j’ai un bon métabolisme, ça ne suffit plus !

Les soins Daylily font partie de ta routine beauté pendant ta grossesse, qu’en as-tu pensé? Conseillerais-tu cette marque aux futures mamans ?

Ce sont les premiers produits que j’ai achetés quand je suis tombée enceinte. J’ai adoré leur odeur et surtout leur texture. C’est très rare de trouver une huile avec des composants clean qui ne colle pas et qui pénètre bien. Je conseille donc cette huile et aussi leur crème de jour pour le visage à SPF 50. Enceinte c’est très important de porter un indice de protection sur le visage, été comme hiver et celle-ci sent divinement bon!

Tes études de Psychologie Clinique sont-elles utiles pour te sentir bien pendant ta grossesse et appréhender l’accouchement ?

Je ne sais pas réellement si l’on peut dire que mes études m’ont aidé à bien vivre ma grossesse. Mais dans mon quotidien, elles m’aident à me questionner et/ou essayer de comprendre les choses sous différents angles lorsque je rencontre une situation qui m’interroge ou un problème. Essayer de comprendre ce qu’il se passe, c’est déjà faire un premier pas vers l’acceptation, cela permet de prendre de la distance, de contrôler notre ressenti, de ne pas se laisser envahir par des émotions fortes comme la colère ou l’angoisse par exemple et donc à terme, de rester dans un état d’esprit plus positif. Mais il n’est pas toujours facile de se détacher de son propre point de vue et de prendre de la hauteur par rapport à une situation donnée, c’est un exercice à faire quotidiennement si nous voulons assimiler certains automatismes.

Le « problème » avec les études de psychologie clinique, c’est que l’on acquiert un état d’esprit particulier avec le temps. Alors j’essaie aussi de prendre du recul par rapport à tout ça, de trouver un équilibre. Je n’ai pas envie de passer mon temps à « analyser » les choses pendant ma grossesse, je préfère les vivre ou les ressentir. J’ai la chance de vivre cette période de manière très positive, je prends du recul et je me laisse un peu porter par toutes les nouveautés qui s’y rapportent et pour l’instant tout se passe à merveille!

Et pour mon accouchement, j’appréhende un peu comme tout le monde je crois, mais sans angoisse particulière ou irraisonnée. J’ai peur d’avoir mal mais je sais que c’est une douleur qui mène à un bonheur sans précédent. Je connais peu de douleurs physiques qui ont une si jolie fin alors je relativise beaucoup. Des millions de femmes sont arrivées à accoucher, alors pourquoi pas moi ?!

Que retrouve-t-on dans ton tote-bag Mum-to-be Party pour la maternité ?

interview-maman-marine-blog2

Le brumisateur Caudalie et le déodorant Weleda, les indispensables pour rester fraiche, et la crème pour visage toute douce de Kiehl’s (NB: produits présents dans le dernier sac découverte de Mum-to-be Party). J’aimerais beaucoup tester la ceinture abdominale Belly Bandit après mon accouchement, elle semble faire des miracles !

 Pourquoi avoir créé une association sur le sujet de la « presque anorexie » ? Est-elle active auprès des futures mamans souffrant de mummyrexie ?

Pendant mes années à l’université, je suivais des cours en psychologie clinique du somatique dont l’étude des troubles du comportement alimentaires fait partie. En creusant le sujet, j’ai lu le livre d’une chercheuse/professeure d’Harvard sur l’« almost anorexia » et j’ai eu le déclic. J’ai remarqué que ce phénomène obsessionnel concernant l’apparence, le poids, la nourriture ou le sport était très présent autour de moi. Même si cela était très souvent exprimé sous des formes différentes, j’arrivais au même constat : ces personnes sont en souffrance car l’aspect obsessionnel les tyrannise au quotidien. Les symptômes ne sont souvent pas visibles à l’œil nu car ils ne se mesurent pas au nombre de kilos sur la balance et les personnes ne se privent pas totalement de manger, par conséquent personne ne s’en souciait trop. En effet, ces personnes ne présentent pas de troubles réellement manifestes, c’est beaucoup plus subtil car nous pourrions simplement les confondre avec une hygiène de vie très règlementée.

J’ai aussi remarqué qu’en France aucune association n’existait à ce sujet alors j’ai décidé de contacter la chercheuse et nous avons travaillé ensemble sur ce projet.
L’AAPPA est effectivement active auprès de (futures) mamans souffrant de la mummyrexie car elle est considérée comme faisant partie des « autres troubles spécifiés de l’alimentation et des conduites alimentaires » (ATSACA), comme la presque anorexie. Nous sommes sur le même type de raisonnement : peur de grossir, volonté de contrôle sur le corps afin de garder une ligne très mince malgré de forts changements physiques naturels dus à la grossesse, et ses troubles ne sont pas aussi « évidents » que l’anorexie mentale à proprement parler car la plupart du temps les (futures) mamans mangent quand même le « minimum vital ».

N’oublions pas qu’il existe aussi des mamans très minces, qui mangent équilibré et qui ne sont pas dans un contrôle perpétuel. Je crois qu’il est important d’arriver à faire la distinction, repérer quand une personne a une relation obsessionnelle avec la nourriture et son poids qui la rend par conséquent malheureuse et une femme qui fait attention sans tomber dans l’excès, sans privation et qui garde la ligne ! C’est ce qui est très compliqué avec la presque anorexie ou la mummyrexie, quand est-ce que l’on franchit la ligne ? Quand doit-on s’inquiéter ? Je dirais donc, à partir du moment où c’est notre obsession qui prend les rennes de notre vie, quand cela n’est pas très sain et que la personne en souffre silencieusement.

Un dernier conseil à partager avec nos futures mamans ?

interview-marine-blog-maman-marine

Un conseil que je répète beaucoup : il faut savoir profiter de chaque instant de sa grossesse car elle passe vite !  C’est un moment tellement privilégié avec notre petit boutchou, le porter dans notre ventre est une sensation unique qui n’est pas éternelle, il faut la savourer !

Même si certaines grossesses sont moins agréables que d’autres, il faut essayer de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, certes, ce n’est pas toujours facile, mais au final, c’est pour une raison merveilleuse que nous faisons tout ce chemin. Quand je commence à me plaindre, je repense à ma fausse couche ou aux autres femmes pour qui il est impossible de tomber enceinte et je relativise immédiatement, il faut savoir apprécier la chance que l’on a !

Merci à Marine pour son témoignage et le partage de tous ces conseils !

Découvrez son univers sur son compte Instagram @mamanmarine et sur son blog Maman Marine