Incroyable à quel point, dans le monde de la puériculture, on aime (ou pas) utiliser plusieurs termes, plus ou moins clairs d’ailleurs, pour désigner un seul et même produit. Non mais sérieusement ? Vous ne pensez pas, chers marketeurs, que nous ne sommes pas déjà assez paumées, nous, jeunes (et belles) futures mamans pour nous perdre encore dans les méandres des turbulettes ou autres babygro ?! Mais ce n’est que mon humble avis. Le pire étant atteint quand malheureusement, en fonction des boutiques, on ne trouve pas tout à fait le même type de vêtements alors que l’on tape le même mot. Essayez avec la barboteuse par exemple.

Je vous propose un petit rappel pour certaines ou un cours rapide pour les débutantes, sur les principaux termes utilisés fréquemment, notamment dans les listes de maternité. Histoire qu’on soit toutes bien raccords et incollables !

Pour le dodo

Comment appelle-t-on cette sorte de mini sac de couchage dans lequel il faut faire dormir bébé ? Turbulette ou gigoteuse, dans les deux cas, il s’agit clairement d’éviter l’usage de couettes, couvertures ou autres draps, surtout chez les nourrissons. Comme son nom l’indique pour le coup, la gigoteuse permet au tout-petit de … gigoter en toute sécurité. Fermée en haut au niveau des bretelles, l’idéal est d’en choisir une qui s’ouvre complètement par un zip, sur le côté ou au milieu. Ainsi vous poserez bébé dessus, et n’aurez plus qu’à fermer facilement. Il existe deux tailles, pour les nourrissons et pour les plus grands, certaines font les deux, avec un système de rabat en bas. Quand bébé se met debout tout seul, mais surtout quand il commence à bien marcher, je préconise d’enlever la turbulette et d’opter alors pour un sur-pyjama en attendant de pouvoir lui mettre une petite couette quand il sera plus grand encore. Niveau confort et chaleur, le mieux est d’en prendre une pour l’hiver, en coton épais, et une plus légère pour les nuits fraîches d’été.

J’ai recensé trois termes décrivant le vêtement de nuit de bébé : le “dors bien” (j’avoue que je trouve celui-ci super mignon), “pyjama” (rien de bien original mais au moins on COMPREND !) et … “babygro” (qui renseignement pris s’avère en fait être une marque, dont le nom est passé dans l’usage courant). Quoi qu’il en soit, ce petit vêtement est indispensable et sera même souvent gardé en journée chez les plus petits, parce qu’il n’y a pas à dire, c’est ainsi qu’ils sont les plus à l’aise… les tenues classiques, souvent difficiles à enfiler, sont évitables les premiers jours, croyez-moi ! Les pyjamas sont plus ou moins épais, en fonction de la saison : éponge en été, velours en hiver !

Pour se promener en poussette

Nid d’ange, combinaison-pilote, chancelière… pas simple encore une fois de s’y retrouver. L’objectif avec ces produits est donc de couvrir son petit lors des ballades en poussette. Les principales différences ? La combinaison pourra aussi être utilisée dans le cas d’un portage. La chancelière restera dans la poussette et le nid d’ange servira à la fois pour les ballades mais aussi à la maison et en voiture surtout s’il comporte le trou au centre pour passer les bretelles du siège auto. Tous sont chauds et confortables.

Tiens, pendant que nous parlons de poussette… arrivez-vous bien à distinguer les 3 parties qui composent souvent ces engins (de torture…) ? La nacelle sert entre zéro et 4 mois, rarement plus sincèrement, car très vite, vous aurez envie de mettre votre bébé dans la coque (ou cosy – mais là encore il s’agit en fait du nom d’une marque), où désormais donc, il ne sera plus couché à plat mais un peu plus près de la position assise. Puis vers un an, parfois un peu avant, vous pourrez utiliser le “hamac”, plus ou moins redressé, en fonction de vos/ses envies ! La nacelle peut aussi servir de berceau d’appoint. Le bébé étant complètement allongé, il peut y dormir sereinement. La coque peut servir de siège auto, mais je préfère vous mettre en garde sur le niveau de sécurité de ces produits, vérifier bien leurs résultats aux crash tests avant de vous décider…

Pour la toilette

Ce que l’on utilise pour nettoyer le petit fessier de bébé : lait de toilette – sans rinçage, tant qu’à faire - eau nettoyante, bon, jusque là, c’est simple. Liminent oléo-calcaire… ah, ça se complique. Il s’agit en fait d’un savant mais efficace mélange d’huile d’olive et d’eau de chaux ! Particulièrement adaptée aux peaux très fragiles et notamment aux enfants allergiques, cette lotion de couleur nettoie et protège afin d’éviter les fameux érythèmes fessiers très douloureux… Certaines mamans le fabriquent elles-mêmes, vous trouverez des recettes facilement sur internet.

Pour les repas

Même pour l’allaitement maternel, il existe quelques outils au nom parfois barbares… les bouts de seins par exemple, qui peuvent être très utiles en cas de douleur au mamelon, bébé têtera quelque temps, pour soulager sa maman, à travers ce petit bout de silicone. A ne pas confondre avec les coussinets d’allaitement, qui eux vont se poser dans le soutien-gorge pour éponger les fuites éventuelles, surtout lors de la mise en route de l’allaitement ou la nuit. Il en existe des lavables ou des jetables. Les coquilles ou cupules d’allaitement, formées de deux coques concaves, servent éventuellement pour récupérer un trop plein de lait, soulager les mamelons abîmés des frottements externes et favoriser la cicatrisation d’éventuelles crevasses.

Côté biberons, quelques termes un peu nouveaux aussi pour de nouvelles mamans : le stérilisateur, le chauffe-biberon, la mesure-rase pour le lait en poudre et puis… le goupillon! Indispensable pour une bonne hygiène et donc un lavage efficace des biberons sous tous les angles! Aucune trace de lait ne doit lui échapper!

Je vous propose de compléter si vous le souhaitez cette petite liste de vocabulaire en commentaires, je serai aussi ravie de vous répondre par ce biais si vous avez des questions! Je pense que vous avez une belle base pour ne pas vous perdre dans les rayons des boutiques, virtuelles ou non.