Chères futures mamans, loin de moi l’idée de vous faire peur, de casser vos rêves et vos désirs profonds mais permettez-moi, juste, d’être factuelle. Un accouchement se prépare mais ne se maitrise pas. À peine maman, vous allez vite comprendre que, désormais, ce n’est plus vous qui décidez de tout, même en ce qui vous concerne, car le p’tit machin qui est encore au chaud dans votre ventre va prendre de plus en plus le dessus. Le coquin.

Tiens, d’ailleurs, ne vous empêche-t-il pas déjà de dormir correctement ? Hein ? Avouez, ces coups de pieds là quand vous êtes au repos par exemple ? Voilà, c’est LUI qui décide. Et vous, vous vous contentez de rêver à une nuit calme.

Un projet de naissance

Vous avez lu des forums, des blogs, vous vous êtes renseignées, documentées et vous savez ce que vous voulez et, mieux je dirais, ce que vous ne voulez pas pour votre accouchement. Votre projet de naissance peut être rédigé ou juste inscrit dans votre tête. Dans tous les cas, vous vous êtes fait pendant ces quelques mois d’attente, une image, une idée de ce jour J. Vous y pensez quotidiennement et c’est normal. Parlez de vos souhaits aux différentes personnes que vous allez rencontrés lors de vos rendez-vous médicaux à l’hôpital, la clinique ou bien auprès d’une sage-femme libérale.

Gardez en tête que tout peut arriver

Évidemment que tout se passera bien. Il n’y a pas de raison. Mais restons toujours bien lucide. L’accouchement reste un moment important, pouvant être bousculé par des évènements inattendus: un bébé qui se présente mal ou en souffrance, une douleur finalement ingérable…

Le personnel médical qui vous entourera ce jour-là ne sera peut-être pas le même que celui que vous aviez rencontré, peut-être sera-t-il moins commode, plus stressé, par un contexte que vous ne maîtrisez pas.

Dans tous les cas, les décisions qui seront prises alors et qui ne seront peut-être pas en phase avec vos envies, votre projet, vos désirs profonds… ces décisions, elles seront prises avec l’objectif unique de vous permettre à vous, et à votre bébé d’être ensemble, rapidement, et en pleine santé.

La césarienne en urgence : un cas courant

Alors que les choses soient bien claires, chères futures mamans, je ne veux pas entendre l’une d’entre vous me dire : « Je n’ai pas été capable d’accoucher par voie basse, j’ai eu une césarienne. » (attention, je mords)

Avoir son bébé dans les bras – même 2h après sa naissance – n’est-ce pas l’essentiel ? Vous auriez préféré le voir en souffrance ? Je ne pense pas. Accoucher, cela peut-être par voie naturelle ou par césarienne. Si l’obstétricien décide de césariser, il y a une raison. Respectez là et n’allez pas vous mettre en tête que c’est un échec, pire : que c’est de votre faute !

Se préparer sereinement à tous les possibles afin de les accepter le jour J

Voilà pourquoi il est bon, en amont, de penser à ces éventualités. Une césarienne, mais aussi une douleur qui vous fait finalement réclamer une péridurale alors que 3 heures avant, vous snobiez en disant que vous étiez bien plus forte que ça :o ) À l’inverse, une arrivée trop tardive, un col qui s’efface trop vite et qui vous prive de la divine piqûre !

On plaisante, on plaisante, mais ce que j’aimerais vous faire comprendre dans ce petit billet, c’est qu’un accouchement n’est pas un examen que l’on passe. On ne rate donc pas un accouchement. On ne reçoit pas de note, le docteur ne raye pas en rouge vos réponses sur votre dossier parce qu’il y a une faute d’orthographe. Non, le médecin, la sage-femme, les puéricultrices et toutes les personnes avec qui vous allez être en relation ce jour-là vont tout faire pour que vous et votre bébé alliez bien. Point barre.

Le plus ? Que tout ceci se passe selon vos désirs, vos envies, exprimées par exemple dans votre projet de naissance. Et pour éviter la culpabilité et la déception, au cas où : il suffit juste de rester lucide, ouverte d’esprit et d’avoir confiance envers les professionnels qui vous entourent et qui ne pensent qu’à une chose : la santé de bébé et la vôtre.

Crédit photo : Cartoon cake