Vous vous sentez trop ronde, vous pleurez pour un oui ou pour un non, vous avez besoin de réconfort, de tendresse et de…câlins ! Le moyen parfait pour évacuer les mauvaises ondes et se sentir plus apaisée. Et ce n’est pas parce que vous êtes enceinte, que vous devez y renoncer. Mode d’emploi de votre Kâma Sûtra des 9 prochains mois…

 Oui aux câlins pendant toute la grossesse

On le sait, les câlins c’est bon pour la santé, ça permet de sécréter pleines de bonnes hormones, bonnes pour le moral, le système cardio-vasculaire et tout et tout… Alors pourquoi se priver d’autant de bienfaits pendant votre grossesse ? A cause de blocage ? De complexes ? De fatigue ? De « j’ai-peur-que-ça-touche-bébé » ? Que nenni ! Ce n’est pas parce que vous allez devenir mère que vous n’êtes plus une femme, avec une libido quelques fois même encore plus active !

Selon le début ou la fin de la grossesse, vous allez remarquer des changements d’humeurs sexuelles, qui sont liées à vos fluctuations hormonales. Autrement dit, quelques fois vous serez comme une lionne en chaleur et d’autre fois plus sage qu’une marmotte en hibernation ! Les nausées, fatigues, maux de tête et autres réjouissances du premier trimestre, ne vous laissent pas avoir la tête à ça ! Ajoutez à ça, des blocages psychologiques, comme  l’angoisse de la grossesse, l’idée d’être bientôt maman…

Le second trimestre marque le renouveau d’un mieux-être : finis les inconforts des premières semaines, vous vous habituez à votre petit ventre rond, vous êtes plus à l’aise avec votre corps, toute débordante d’énergie…et de sensualité ! C’est le pic des câlins, profitez-en.

Enfin, au troisième trimestre, bébé prend plus de place dans votre ventre…et dans votre lit. C’est d’ailleurs surtout le soir, lorsque vous êtes en position allongée, qu’il va le plus se manifester. Difficile de se concentrer dans de telles conditions. La prise de poids et l’inconfort général (mal de dos, jambes…), peuvent ralentir vos envies surtout lors des dernières semaines. Et puis, au-delà de votre état physique, il faut aussi considérer les états d’âme du futur papa qui se fait petit devant ce gros ventre. Il se sent gêné et peut même culpabiliser durant l’acte. Difficile de faire le remake de « L’amant », mais plutôt « Allo, maman ici bébé ».

BON À SAVOIR :

Certaines femmes voient leur sexualité atteindre des sommets pendant la grossesse. Sur le plan physique, cela s’explique par le développement de la poitrine, une plus grande humidification vaginale et une certaine congestion pelvienne.

Les mauvaises surprises

Pendant ou après l’acte sexuel, des petits saignements et de légères contractions peuvent être constatés. Pas de panique ! Les saignements sont dus à une certaine fragilité du col de l’utérus. Les contractions ont deux causes : l’une mécanique, l’autre chimique. Mécanique d’abord car durant l’acte, le col de l’utérus est sollicité. Chimique ensuite : au moment de l’orgasme, l’organisme de la femme produit des ocytocines et des prostaglandines, hormones importantes dans le mécanisme de l’accouchement. Dans le cadre d’une grossesse normale, ces désagréments ne présentent aucune gravité, mais vaut mieux en parler à votre médecin pour vous rassurer.

Tout est affaire de positions

Difficile de revisiter le Kâma Sûtra avec votre petit bidou… À mesure que le ventre gonfle, c’est vrai que la position en face à face va être plus difficile. Quelle aubaine ! C’est l’occasion d’explorer d’autres positions moins conventionnelles qui ne vous demandent pas d’être ventre contre ventre…On vous laisse imaginer hein ? Pas la peine de vous faire de dessins… C’est aussi le moment de remettre les caresses et le jeu au cœur de la relation. Et prenez le temps d’explorer ce nouveau corps et l’admirer…ça ne dure qu’un temps (et ça passe vite !).

 Est-ce que ça touche le bébé ?

Non ! Le bébé est parfaitement protégé par les membranes amniotiques et le liquide qui l’entoure. Le bouchon de mucus qui ferme le col utérin tient lieu quant à lui de barrière contre les infections, même si en cas d’herpès labiale ou autres maladies reconnues il est préférable d’utiliser un préservatif.

Il faut quand même faire attention si…

Un câlin n’entrainera jamais une fausse couche, si la grossesse se déroule bien. En revanche si elle est considérée comme « à risques », il se peut en effet que votre médecin vous préconise une abstinence sexuelle par mesure de précaution. Cela sera le cas par exemple si vous avez eu une fausse couche (on évitera le câlin durant le premier trimestre), si un accouchement prématuré est suspecté (l’abstinence sera pendant les 12 dernières semaines), en cas de  placenta praevia (placenta en position anormale- no sex pendant toute la grossesse), si le col est déjà ouvert…

Pour ma part, j’avais eu quelques soucis en début de grossesse, et ma gynéco m’avait déconseillé les câlins les trois premiers mois. Elle me disait : « potentiellement vous pouvez faire ce que vous voulez, et décidez de ne pas m’écouter. Vous pouvez même faire du saut à l’élastique si vous voulez. Mais je pars du principe qu’il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté, et ne prendre aucun risque. La grossesse ne dure qu’un temps, la maternité toute une vie ! ». Et c’est ainsi que mon chéri et moi, nous nous étions consolés tout le premier trimestre !

Le comble ? J’ai fait un dépassement de terme. Alors cette fois-ci ma gynéco m’a demandé de faire des câlins tous les jours, le plus possible ! C’est ce qu’on appelle le déclenchement à l’italienne. Il paraitrait que le sperme contient des prostaglandines qui agiraient pour favoriser l’ouverture du col de l’utérus et provoquer des contractions utérines. Ce ne fût qu’un mythe pour moi, mais au moins on aura tout essayé ;-)