Vous n’avez probablement jamais posé de congé paternité auparavant,  et vous n’y connaissez donc pas grand-chose : c’est tout à fait normal, il va falloir se renseigner. Mais ne vous en faites pas, vous n’êtes pas le premier à passer par là. Voilà déjà quelques conseils pratiques pour en savoir un peu plus sur ces congés qui sont loin d’être des vacances !

La durée

Le congé paternité, à l’heure actuelle, est de 11 jours pour la naissance d’un singleton et de 18 jours pour la naissance de jumeaux.  Il s’ajoute aux 3 jours d’absence autorisés prévus par le Code du travail. Attention toutefois : ce sont des jours calendaires, ce qui signifie que les jours fériés et les WE sont inclus dans le compte. Faites attention donc à la date à laquelle vous les prenez, on peut facilement perdre quelques précieux jours.

Vous pouvez, sous certaines conditions et dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, percevoir des indemnités journalières. Pour en connaître leur montant, consultez le site de l’Assurance Maladie ameli.fr et utilisez leur simulateur qui prend compte votre situation et de vos salaires bruts des douze mois qui précèdent le début de votre congé de paternité et d’accueil de l’enfant.

Quand le prendre ?

En théorie, on peut le prendre n’importe quand pendant les 4 mois qui suivent la naissance et il faut prévenir l’employeur un mois avant la date de début du congé. Là on est devant une curieuse aberration puisque le congé est souvent souhaité à la naissance de l’enfant… Or il est impossible de la prévoir un mois à l’avance ! Fort heureusement, la plupart des employeurs sont compréhensifs et permettent en général aux papas de le prendre du jour au lendemain suite à un accouchement… Pour peu qu’il soit au courant que c’est imminent ! Préparez donc le terrain, et parlez-en à votre employeur pour être sûr de pouvoir vous absenter 11 jours de plus que les 3 accordés pour la naissance.

Pourquoi le prendre ?

Certains pères font l’impasse sur le congé paternité. Pour ma part, je le considère comme étant indispensable. L’arrivée d’un bébé au sein d’un couple est une chose extraordinaire et terriblement déstabilisante à la fois. C’est une période très fatigante, et la maman doit en plus se remettre de l’accouchement et de sa grossesse qui lui ont coûté beaucoup d’énergie. C’est donc pendant cette très courte période de 11 jours que vous aurez la possibilité de commencer à mettre ce nouveau mode de vie sur des rails : ne passez surtout pas à côté.  Et croyez moi, 11 jours, c’est beaucoup trop court. Si vous avez la possibilité d’y ajouter des congés, n’hésitez pas !

Et le congé parental ?

Attention à ne pas confondre le congé paternité avec le congé parental. Ce dernier, non rémunéré par l’employeur, peut être pris par le père ou la mère pour accompagner l’enfant à plein temps dans sa ou ses premières années. L’employeur s’engage alors à redonner au salarié le même poste à son retour.

L’avis d’une maman

Mais comment aurais-je fait sans lui ?“. C’est exactement ce que je (Christel) me demande tant la présence du papa pendant ces 11 jours s’est révélée indispensable et si naturelle à la naissance de nos 2 enfants. Évidemment, certaines situations (professionnelles, je pense à une de mes meilleures amies qui s’est retrouvée au retour de maternité seule avec son petit, son mari étant mandaté à l’étranger) ne donnent pas cette chance au papa ET aux parents plus globalement. Nous avons vécu ces premiers 11 jours à 3, à vivre le même rythme de folie, à se soutenir et se relayer…car en 11 jours, on peut passer par des phases de joie immense, et de gros stress et de doutes (bébé ne veut plus manger, bébé ne dort pas, bébé ne prend pas assez de poids, bébé ne va pas très bien, maman non plus ne se sent pas très bien etc.). Il m’a bien fallu ces 11 jours pour me sentir prête ensuite à prendre le relais, seule, à la maison. Car rappelons-le, les jeunes mamans n’ont pas toujours à proximité de la famille, des voisins, des amis disponibles pour un peu d’aide et de réconfort à la maison. Enfin, c’était un temps idéal pour que le papa puisse prendre sa place et gagne aussi en confiance dans tous les petits gestes du quotidien avec bébé.

Crédit photo : Carole J. Photographie