On vous a pourtant prévenu : en décidant de devenir maman, vous avez signé, certes pour le plus grand bonheur de votre vie, mais aussi pour… les plus horribles nuits de votre existence. Nuits, je précise, que vous ne pourrez pas récupérer. Jamais. Enfin si peut-être à la retraite.

Nous les mamans, nous nous comprenons, nous vivons les mêmes choses, bonnes ou moins bonnes, nous ressentons les mêmes sentiments ambivalents, contradictoires, mais passionnants mine de rien. Cependant, nous ne sommes pas égales. La nature, le hasard, le contexte ( ?) font que certaines petites veinardes détestables passent une grossesse sans maux. D’autres vivent 9 mois catastrophiques. Certaines n’auront pas une seule vergeture, d’autres ressortiront de là avec une peau qui ferait pâlir d’envie n’importe quel zèbre, alors qu’elles auront appliqué la même crème révolutionnaire. C’est ainsi. Passons outre notre jalousie. Certaines le paieront. Ah ah ah je suis affreuse. Avouons que nous souhaitons toutes à future mère parfaite d’avoir un enfant… qui ne dort pas tiens, au hasard !

Parce que le sommeil c’est sacré

Pour bébé, qui est censé dormir de longues heures (de 18 à 20h à la naissance, puis de 14 à 15h vers un an)

Pour les parents, qui ne pensent qu’à récupérer et grasse matiner (oui j’ai inventé un verbe – 1er groupe)
Sauf qu’à part dans les livres (écrits par des non-parents ?) ou chez Mère Parfaite, je n’ai jamais rencontré de bébé dormant réellement 18h par jour, en tout cas, autrement que sous forme de microsieste de 30 minutes à 2h de suite grand maximum.

Chaque maman est différente, chaque bébé (ou presque) est différent. L’idée, en découvrant son modèle, est d’arriver à décoder son rythme et … de faire avec.
Il y a des bébés qui dorment bien dès la sortie de la maternité (si, si), et d’autres… pas avant 3 ans. Rassurez-vous, à 12 ans, il faudra que vous les sortiez du lit à coup de bazooka. D’ici là, patience.

Comment gérer la fatigue pour la maman ?

Aurélia Brand Deligne, sophrologue certifiée, spécialisée dans l’accompagnement des Femmes en Périnatalité, Enfants / Adolescents, et Troubles du Sommeil, nous livre ses astuces pour gérer les troubles du sommeil de nos tout-petits, et retrouver la sérénité Trouble du sommeil : les astuces d’une sophrologue.

Il confond le jour et la nuit (le coquin)

Votre nourrisson a une activité nocturne hallucinante, normal : les tout-petits confondent le jour et la nuit. Dans votre ventre, il avait déjà pris quelques habitudes ce coquin : la nuit au calme, il faisait la java, le jour, bercé par votre activité : il roupillait ! Il faut compter 1 bon mois pour qu’ils se calent à notre rythme. Je vous conseille, si je peux me permettre, de bien ouvrir les volets de la pièce où il dort en journée (ne vous inquiétez pas, cela ne l’empêchera pas de dormir), inversement de bien le mettre dans le noir pour la nuit et d’allumer une simple veilleuse pour les tétées et les changes nocturnes. Simple, mais ici ce fut assez efficace.

Bébé ne dort pas : les vérifications de base

Pour les plus grands… comme pour les pleurs, il existe une méthode/checklist de vérification à suivre : couches, faim, froid, chaud, peur, truc coincé demandant un rototo, température. Si tout est ok, c’est que bébé a besoin de vous pour s’endormir, de vos bras, du sein de maman à téter (comme tétine).

Bébé ne s’endort pas seul

Il est très difficile « d’apprendre » à un bébé à s’endormir seul… En tant qu’ancienne allaitante, j’avoue que j’utilisais abusivement la méthode de l’endormissement au sein. Pratique comme tout, surtout que le rot n’est pas obligatoire dans l’allaitement, je couchais mes bébés tout juste endormis.

Le risque d’endormir un bébé au bras c’est qu’en cas de réveil – et il y en a – il sort angoissé de ne pas vous voir immédiatement. Cependant, je peux comprendre – pour l’avoir fait – que l’on cède à la facilité. Et je vous arrête de suite : cela ne fera pas de votre enfant un pot de colle pour autant. Les miens ont progressivement appris à se rendormir seuls en cas de réveil nocturne. Je n’étais pas loin pour guetter.

L’idée de base sera toujours de rassurer et de parler à son bébé. Lui dire sereinement, d’une voix douce, mais ferme que c’est l’heure pour lui de dormir, que vous êtes dans la pièce à côté, qu’il a une jolie chambre, un lit douillet et que vous le retrouverez « demain matin ». Ne rallongez pas indéfiniment ce moment, revenez une fois pour le rassurer s’il pleure, puis espacez les retours, surtout si bébé est déjà grand. Vers 1 an, vous pouvez vraiment expliquer à votre enfant que c’est l’heure et que vous ne reviendrez pas sans cesse le voir. Tâchez de croire en ce que vous lui dites :o )

Lui apprendre à aimer son lit

N’oublions pas que nos bébés sont de petits Hommes et qu’ils ont les mêmes envies que nous : dormir dans un environnement confortable, rassurant, contre quelqu’un qu’on aime. J’exagère à peine ! Vous aimez, vous, vous endormir dans un lit glacial inconnu et toute seule ?

Bien sûr, vous avez soigné la décoration de sa chambre, veillez tout de même à ce qu’elle ne soit pas trop chargée. Attention à la température (20°) et à ne pas trop couvrir bébé. Dès le retour de la maternité, montrez sa chambre à votre petit, dites-lui que vous lui avez préparé avec amour et que son petit lit douillet l’attend.

Le lit n’est pas le lieu d’une punition pour les plus grands. Pour ça, il y a le coin. On oublie s’il vous plaît définitivement l’expression : « si tu n’es pas sage, tu vas au lit. ». Bébé doit clairement aimer aller au lit, c’est LE secret pour avoir des enfants plus grands ne faisant pas (trop) de cinéma pour se coucher !

Ne le réveillez pas !

Attention scoop : parfois ce sont tout simplement les parents, qui croyant que bébé ne va pas bien, car ils l’entendent grogner légèrement, se précipitent et … le réveillent (bêtement). Certaines phases de sommeil chez les bébés sont assez troublantes, ils ont même les yeux ouverts parfois, ils grognent, ils chouinent, mais en fait, ils dorment ! Il vous faudra être un peu moins rapides (et inquiets) la prochaine fois.

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La peur du noir, oui, mais pas avant 2 ans

J’ai pu en faire l’expérience, mes enfants, bébés, ont toujours dormi dans le noir le plus complet : aucune veilleuse, aucun jour possible à travers les volets. Et puis du jour au lendemain, enfin plutôt du soir au lendemain, l’un comme l’autre, vers 3 ans, a démarré leur phase « peur du noir ». Inévitable à mon sens. Je n’ai pas hésité à sortir la veilleuse que je gardais précieusement depuis leur naissance. Par contre, je suis toujours restée ferme pour ne pas, encore et encore, ajouter des points lumineux. C’est la veilleuse ou rien. Ainsi, ils dorment facilement partout, je n’ai qu’à emporter la veilleuse nomade de Pabobo partout où l’on va.

Le sommeil de son bébé est clairement, avec l’alimentation, une question qui inquiète beaucoup de jeunes mamans. Cependant, justement, comme pour beaucoup de choses touchant nos petits, je pense que nos angoisses, nos tensions sont ressenties par ces petites éponges et que, justement, il faut rester le plus calme, serein, patient et surtout sûr de soi possible. La moindre hésitation peut stresser le petit. Assumez vos choix, quels qu’ils soient (je parle notamment du cododo ou de votre volonté de laisser bébé dans son lit). Il n’y a pas de mode d’emploi, il n’y a pas de méthode parfaite, on l’a vu : chaque enfant est différent. Autorisez-vous seulement à vous tromper et à remettre peut-être en cause vos principes. Expliquez, parlez à bébé et n’hésitez pas à vous entourer de professionnels si vraiment vous ne vous en sortez pas. Sur ce, bonne et douce nuit !

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