Dans mon post précédent, je vous expliquais comment mon ostéopathe m’avait permis d’avoir une grossesse plus harmonieuse en éliminant mes douleurs dorsales. C’est donc très satisfaite de cette expérience, que j’ai emmené petit bout à sa première séance d’ostéopathie à seulement…45 jours ! Trop tôt me diriez-vous ? Voici le pourquoi du comment…

Pourquoi cette première consultation ?

Dès le lendemain de mon accouchement, mon ostéopathe était venu me rendre déjà une première visite et en avait profité pour faire connaissance avec petite crevette. C’est une étape importante, pour déjà se renseigner sur ma condition, celle du bébé, le déroulement de l’accouchement… Certaines situations comme un accouchement difficile, une présentation par le siège ou par l’épaule, une difficulté de mise au sein, une naissance multiple, une césarienne…et bien d’autres cas spécifiques, demandent éventuellement un suivi particulier par l’ostéopathe, en écartant toutes les maladies « graves » qui sont soignées par la médecine traditionnelle.

A 45 jours (l’idéal étant entre 15 jours et trois mois lorsque le crâne est encore assez mou pour être manipulé),  j’ai donc décidé d’emmener ma petite fille en première consultation, car elle avait des petits problèmes de régurgitations et pleurait beaucoup. Un cas assez typique d’inconfort chez le nouveau-né, pas grave en somme, mais qui peut être très irritant pour elle…et pour les parents aussi (sic !).

Comment s’est déroulée la séance ?

- On papote : La dimension psychologique lors de la consultation est primordiale voire essentielle. Comme pour l’adulte, le facteur émotionnel peut-être déclencheur de nombreux petits dysfonctionnements chez bébé. C’est pourquoi, la première partie de la visite consiste en un long questionnaire pour évaluer les habitudes de bébé (son mode d’allaitement, son sommeil…), le contexte familial (relation avec la mère, enfant unique ou pas…), les antécédents familiaux… Sans culpabiliser, j’ai alors compris que le corps et les émotions étaient parfois étroitement liés. Et puis le fait de discuter de sa maternité au quotidien, soulage déjà beaucoup, hors de la cadence infernale pleurs-tétées-pleurs-couches…

- Ils font connaissance : l’ostéopathe s’introduit auprès de bébé. Il lui explique ce qu’il va faire, l’appelle par son prénom, l’allonge délicatement en m’installant aussi pour pouvoir être proche…tout le monde est bien confortable ? Bon, place aux choses sérieuses !

- Il palpe et moi j’observe : toute la séance se fait dans une extrême douceur, sans brusquer bébé ni lui faire « craquer » les os ou la colonne vertébrale, comme on pourrait, à tort, le craindre. Le praticien procède à une succession de mouvements corporels pour évaluer la souplesse de bébé et ses éventuelles zones d’inconforts musculaires, articulaires ou fonctionnels. Puis, il libère les tensions avec la même délicatesse en palpant certaines parties de son corps comme le ventre, le crâne, puis masse en profondeur certaines zones, effleure d’autres, la tourne, la retourne…dans une cadence lente et précise. Il est alors intéressant de constater qu’il ne va pas s’acharner sur la zone dite du « mal », mais va même en rechercher la cause ailleurs. Typiquement dans mon cas le problème de régurgitation était sûrement lié à une raideur au niveau des cervicales. Il fallait y penser quand même !

Et que s’est-il passé ensuite ?

Clairement, j’ai constaté un « mieux-être » le jour même de la consultation. Elle était calme, moins agitée, elle me semblait apaisée. C’est souvent le résultat immédiat de ce genre de consultations. Ensuite ? Pour ma part, il a fallu changer de lait, car au final c’était la source du problème. Mais quoiqu’il se passe, je pars du principe qu’une consultation d’ostéopathie ne peut pas faire de mal si elle est bien dirigée. Elle ne peut qu’améliorer la qualité de vie et le confort de bébé qui doit s’acclimater et s’adapter à ce nouvel environnement loin du ventre de la maman. L’ostéopathe permet de réunir toutes les meilleures conditions physiques pour que cette transition se passe au mieux.

Pourquoi je vous conseille de consulter ?

Chaque expérience est particulière et on ne peut pas vous garantir des résultats miraculeux du jour au lendemain. L’ostéopathie œuvre de toute façon vers une meilleure santé en général, et si ça peut vous améliorer votre vie et celle de votre bébé, alors pourquoi pas ?

On distingue, deux types de consultations :

1. Lorsqu’il y a un inconfort réel :

  • les troubles du sommeil : bébé épuisé, nuit saccadée, sommeil agité…
  • les troubles digestifs ; type coliques précoces, ballonnements, constipations, régurgitations…
  • les troubles de la succion : difficulté d’une mise au sein, problème de déglutition…
  • les troubles ORL : bronchiolites à répétition, problème de conjonctivite…
  • et bien d’autres cas : des pleurs inexpliqués ou comme «étouffés », les poussées dentaires, le syndrome de la « tête plate » (peut-être liée à un torticolis), les suites d’une chute (s’il n’y pas de séquelles graves)…

 2. Lorsque tout va bien -et on aimerait que ça reste ainsi- :

Il n’est pas nécessaire d’attendre que le bébé ait mal pour consulter. Encore une fois une séance ne peut pas lui faire de mal, d’autant plus que les ostéopathes ont une parfaite connaissance de l’anatomie. Une consultation peut même aider bébé à acquérir certains mécanismes au cours de son évolution. Par exemple à 6 mois, dans l’acquisition de la posture assise ou plus tard vers 12 mois, pour la marche. La prévention est aussi nécessaire, pour déceler rapidement d’éventuels blocages internes et éviter des répercussions sur d’autres endroits du corps. Dans ce cas, une à deux séances par an sont amplement suffisantes.

En pratique…

Inutile d’ouvrir votre bottin (ou plutôt la page Google) et taper frénétiquement « ostéopathe pour bébé » ! Le meilleur praticien ne sera pas celui qui aura le meilleur référencement et gare aux charlatans ! Ainsi, je vous conseille plutôt de demander auprès de votre maternité, votre sage-femme, votre pédiatre, votre kiné (bref tout le personnel médical qui vous entoure), le nom d’un ostéopathe qui aurait l’habitude de pratiquer sur des bébés, car tous ne le font pas !

Côté financier, la consultation a un coût non négligeable (pour ma part 70 €), mais de plus en plus de mutuelles remboursent une partie ou l’intégralité. A peu près le même prix qu’une coloration chez votre coiffeur avec le bénéfice d’améliorer la qualité de vie de votre bout’chou. Et ça, ça n’a pas de prix…

 Et vous, avez-vous déjà consulté un ostéopathe ? Quel est votre avis sur la question ?

Merci à toute l’équipe d’ostéopathes de la Maternité Mona Lisa-Clinique De Vinci qui ont partagé un peu de leur science…